
Tu veux un an de ChatGPT Plus gratuit ? Mauvaise nouvelle : il ne suffit pas de vider ton cache, de changer de VPN ou de supplier Sam Altman sur X. La méthode la plus directe semble désormais beaucoup plus administrative : devenir maltais. Ou, à défaut, épouser une Maltaise.
OpenAI a officialisé un partenariat avec le gouvernement de Malte pour offrir un an d’accès gratuit à ChatGPT Plus aux citoyens et résidents éligibles, à condition de suivre une formation en ligne consacrée à l’usage responsable de l’intelligence artificielle. Le programme s’inscrit dans l’initiative nationale AI for All, avec un cursus développé par l’Université de Malte.
L’offre n’est donc pas totalement “gratuite” dans l’esprit : il faudra d’abord valider une formation pour comprendre ce que l’IA peut faire, ce qu’elle ne peut pas faire, et comment l’utiliser correctement au quotidien ou au travail. Une fois cette étape franchie, l’accès à ChatGPT Plus est offert pendant douze mois. La distribution sera pilotée par la Malta Digital Innovation Authority, avec une première phase lancée en mai.
Le détail le plus savoureux reste que le programme ne concerne pas seulement les habitants sur place. Les citoyens maltais vivant à l’étranger pourront aussi en bénéficier. Autrement dit, pendant que certains pays débattent encore de l’IA à l’école, Malte déroule déjà le tapis rouge numérique à sa population. Reuters précise qu’OpenAI n’a pas communiqué les modalités financières de l’accord.
Derrière la blague du mariage stratégique, l’opération est sérieuse. Malte devient le premier pays à mettre en place un programme national de cette ampleur autour de ChatGPT Plus. Pour OpenAI, c’est un laboratoire idéal : petit territoire, population limitée, déploiement mesurable, et formation obligatoire avant accès au service premium.
Pour Malte, le message est simple : au lieu de laisser l’IA devenir un outil réservé aux entreprises ou aux profils déjà technophiles, le pays tente de démocratiser l’accès en partant de la formation. C’est malin, encadré, et surtout très visible politiquement.
Reste maintenant une vraie question pour le reste de l’Europe : faut-il attendre d’avoir un passeport maltais pour profiter d’un accès national à ChatGPT Plus, ou d’autres gouvernements vont-ils finir par copier la formule ?