China Post déploie un robot trieur humanoïde M7 à 85 % d’un opérateur humain

China Post a commencé à exploiter un « robot trieur » humanoïde dans son hub de Guangzhou, aperçu dans l’émission de la CCTV « 城市风华录 ». L’automate identifie la position des colis, les saisit, les retourne pour présenter l’étiquette vers le haut, puis les dépose au bon emplacement en coordination avec la chaîne d’automatisation existante.

China Post déploie un robot trieur humanoïde M7 à 85 % d’un opérateur humain

D’après une annonce de Xingdong Jiyuan, le système atteint déjà plus de 85 % de l’efficacité d’un opérateur humain, avec une cadence de pointe à 1 200 pièces/heure. La société revendique un premier véritable product–market fit de sa « intelligence incarnée » dans la logistique, avec un déploiement opérationnel dans un centre régional à gros volumes.

Un robot trieur humanoïde M7 avec main à entraînement direct et « cerveau » embarqué

China Post déploie un robot trieur humanoïde M7 à 85 % d’un opérateur humain

Le robot en service est le Xingdong M7, un humanoïde intégrant la main à cinq doigts à entraînement direct Xingdong XHAND1 et un contrôleur dit « ERA-42 », présenté comme un cerveau d’agent incarné. L’ensemble collecte et exploite en continu les données réelles de production pour affiner ses politiques de préhension, d’orientation et de dépose.

Dans la ligne, le robot trieur humanoïde M7 trie des softpacks et des boîtes rigides de formats, matériaux, tailles et couleurs variés. Il gère la rotation des colis pour garantir la lisibilité de l’étiquette côté caméra/lecteur, identifie les anomalies, et s’insère au tempo des équipements existants afin d’éviter les goulots et micro-arrêts.

Rôle opérationnel et portée industrielle

Le cas d’usage cible les tâches répétitives et pénibles de pré-alimentation et de tri manuel, avec l’objectif affiché de déplacer des opérateurs vers des postes plus techniques. L’intérêt tient à la flexibilité de la manipulation et à la capacité d’adaptation en environnement non déterministe, là où les systèmes de tri purement mécaniques butent sur les exceptions et la variabilité des emballages.

Si l’efficacité à 85 % d’un humain peut sembler modeste isolément, l’équation change à l’échelle: sur des shifts longs, la constance des cycles, l’absence de dérive ergonomique et la réduction des rejets pour étiquette non lisible pèsent. Pour les intégrateurs, l’angle le plus intéressant est l’hybridation humanoïde + convoyage/scan existants, qui permet d’étendre la couverture des cas sans reconfigurer en profondeur l’infrastructure de tri.

Source : ITHome

Arnaud.O

Comme Obelix, je suis tombé dedans étant petit. Heureux possesseur d'un Commodore 128 à 14 ans, j'ai côtoyé les Atari et Amiga de l'époque avant de plonger définitivement dans le monde du PC. Infirmier libéral de profession, je suis habilité à vous prescrire une bonne dose de news et de tests.
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