
Les utilisateurs Linux gagnent enfin des réglages GPU plus fins côté NVIDIA, là où l’écosystème reste souvent en retrait face à Windows. Avec la version 0.10.0 de LACT, l’overclocking et la télémétrie récupèrent plusieurs fonctions attendues, y compris sur les cartes les plus récentes.
LACT 0.10.0 étend les contrôles d’overclocking NVIDIA

L’outil d’overclocking et de monitoring GPU LACT passe officiellement en version v0.10.0 avec une série d’ajouts centrés sur les GPU NVIDIA. La mise à jour introduit notamment le mode PowerMizer, qui permet de forcer le GPU à fonctionner dans son p-state le plus élevé.
Autre nouveauté, un curseur baptisé Voltage boost fait son apparition. Contrairement à un classique réglage d’offset de tension, il autorise le GPU à tirer davantage de tension ; les développeurs précisent toutefois qu’il s’agit surtout d’ajouter de la marge pour certains overclockings, et non d’un contrôle de tension traditionnel au sens strict.
De nouvelles sondes pour NVIDIA et AMD
La version 0.10.0 ajoute aussi de nouveaux relevés de capteurs pour les GPU NVIDIA et AMD. Côté NVIDIA, les GPU Blackwell bénéficient désormais d’une lecture du hotspot ainsi que de capteurs de température par puce mémoire pour la GDDR6X et la GDDR7.
Chez AMD, LACT prend maintenant en charge un affichage graphique de la mémoire GTT, c’est-à-dire la mémoire système accessible par le GPU. Ce suivi est présenté comme particulièrement utile pour les iGPU dans les applications et les jeux à forte charge mémoire, mais il peut aussi intéresser les cartes plus anciennes ou dotées de peu de VRAM, plus susceptibles de déporter une partie de leurs besoins vers la mémoire système.
Ce type d’évolution reste important pour Linux : plus les outils tiers approchent le niveau de visibilité et de contrôle disponible ailleurs, plus l’exploitation de GPU récents devient crédible pour les profils exigeants, qu’il s’agisse de tuning, de diagnostic thermique ou simplement de compréhension du comportement mémoire en charge.
Source : TechPowerUp