
La feuille de route d’AAEON autour des puces Intel Core Series 3 prend déjà une forme très concrète. Le plus intéressant n’est pas seulement l’arrivée de nouvelles cartes, mais le bond net sur la mémoire, le stockage et l’IA embarquée pour des systèmes edge attendus en production fin T3 2026.
Intel Wildcat Lake entre dans la gamme UP d’AAEON

Sous sa marque UP, AAEON a détaillé le calendrier de développement de quatre nouvelles plateformes basées sur les processeurs Intel Core (Series 3), ex-Wildcat Lake, dévoilés par Intel en avril. Sont concernés deux developer boards, les UP WCL et UP Nexus WCL, ainsi que leurs déclinaisons en systèmes edge entièrement intégrés, UP WCL Edge et UP Nexus WCL Edge.
L’UP WCL reprend le format historique de la carte UP, avec un gabarit de type carte de crédit. L’UP Nexus WCL marque de son côté un changement de nom pour le format jusque-là associé à l’UP Squared Pro, avec des dimensions de 101,6 mm × 101,6 mm.

Les quatre produits seront proposés avec les Intel Core 7 processor 350 et Intel Core 5 processor 320 de la famille Wildcat Lake. L’UP WCL ajoutera aussi des références en Intel Core 3 processor 304.
AAEON met en avant une puissance IA pouvant atteindre 40 TOPS via le GPU intégré et le NPU, sur une architecture hétérogène embarquée inédite dans cette série Core. Le positionnement est clair : viser des usages avancés sur différents segments, avec une base CPU orientée cœurs E à faible consommation plutôt qu’un profil taillé pour le calcul haute performance.
Pour situer cette montée en puissance dans le paysage plus large d’Intel, on peut aussi la rapprocher de la présentation de Wildcat Lake comme plateforme d’entrée de gamme capable d’atteindre 40 TOPS grâce à son mélange de cœurs CPU, de GPU intégré et de NPU, un angle qui éclaire bien la stratégie d’AAEON sur des systèmes edge compacts mais déjà pensés pour l’IA embarquée.
Mémoire, stockage et connectique en nette hausse
La progression la plus visible concerne la mémoire système. L’UP WCL passe d’un plafond précédent de 8 Go à des versions standard dotées de 24 Go de LPDDR5 soudée, tandis que l’UP Nexus WCL grimpe jusqu’à 48 Go, contre 16 Go de LPDDR5 au maximum sur la lignée UP Squared Pro.

Le stockage embarqué évolue aussi. Les traditionnels 64 Go d’eMMC souvent présents dans les fiches techniques de la gamme UP laissent place ici à 256 Go en UFS 3.1 sur l’UP WCL comme sur l’UP Nexus WCL.
Deux approches matérielles bien distinctes
Sur l’UP WCL, AAEON annonce notamment un connecteur wafer 10 broches pour I2C, PWM et SPI, un GPIO 8-bit, un port 2.5GbE LAN et trois USB 3.2 Gen 2. L’orientation reste compacte, mais avec une base d’E/S plus sérieuse que sur les générations précédentes.
L’UP Nexus WCL conserve pour sa part le GPIO 40 broches classique des cartes UP, tout en ajoutant deux headers 10 broches pour RS-232/422/485, deux ports 2.5GbE LAN, ainsi qu’un ensemble USB plus riche avec deux USB Type-A en USB 3.2 Gen 2 et deux USB Type-C en USB 3.2 Gen 2×2.
Disponibilité et systèmes pris en charge
Les quatre références, cartes et systèmes edge compris, sont annoncées avec une prise en charge de Windows 11 LTSC et de Linux Ubuntu 24.04 LTS. AAEON vise une entrée en production de masse fin T3 2026 pour l’UP WCL, l’UP Nexus WCL et leurs variantes edge respectives.
Sur ce créneau, le vrai signal n’est pas seulement l’adoption de Wildcat Lake, mais le fait qu’AAEON pousse déjà des configurations nettement plus crédibles pour l’edge IA prêt à déployer. Entre 24 Go ou 48 Go de LPDDR5, l’UFS 3.1 et jusqu’à 40 TOPS, ces plateformes s’éloignent du simple kit de prototypage pour se rapprocher de briques industrielles beaucoup plus directement exploitables.
Source : TechPowerUp