
L’entrée de gamme PC s’invite à la table des machines Copilot+ avec 40 TOPS en local. Derrière ce seuil symbolique, le fondeur joue surtout une bataille de prix, d’autonomie et de volume face à un segment qui bouge vite.
Wildcat Lake vise les PC abordables compatibles Copilot+

Intel officialise sa famille Core 300 basée sur Wildcat Lake, destinée au bas de gamme PC, avec en ligne de mire les machines compactes, les PC commerciaux et certains usages edge AI. La promesse est simple : un niveau CPU correct, un iGPU basique, et assez d’IA locale pour décrocher la certification Copilot+ AI PC.
La gamme se décline en trois segments, tous sur une configuration hybride associant 2 P-cores “Cougar Cove” à 4 cœurs LPE “Darkmont”. Intel met en avant l’autonomie sur portable, avec jusqu’à 18,5 heures de Netflix, 12,5 heures de productivité bureautique et 9,6 heures d’appels Zoom avec effets IA.
Une plateforme en deux dies sur nœud 18A
Le package SoC intègre deux puces. La principale, gravée sur le nœud interne 18A, embarque un CPU 6 cœurs, le NPU 5 avec 40 TOPS en INT8, le moteur affichage et média Xe, ainsi qu’un GPU doté de jusqu’à 2 cœurs Xe3.

Ce die principal contient aussi le contrôleur mémoire et le pool de cache. La plateforme prend en charge la LPDDR5X à 7 467 MT/s ou la DDR5 jusqu’à 6 400 MT/s, avec 4 Mo de cache côté mémoire pour tamponner les échanges avant et après l’accès à la RAM.
I/O moderne, mais ambitions graphiques mesurées
Le second die est dédié aux entrées-sorties. Intel annonce 6 lignes PCIe Gen 4, 2 ports Thunderbolt 4, 2 connecteurs USB 3.2 et jusqu’à 8 ports USB 2.0. La connectivité sans fil comprend le Wi-Fi 7 et le Bluetooth 6.0.

Sur les performances, Intel compare surtout Wildcat Lake à deux références maison très répandues, les Core 7 150U “Raptor Lake-U” et Core i7-1185G7 “Tiger Lake”. L’écart intergénérationnel est présenté comme conséquent, ce qui n’a rien d’illogique au vu des changements d’architecture et de procédé de fabrication accumulés depuis plusieurs années.
Plus de 70 designs attendus pour occuper le terrain
Intel évoque déjà plus de 70 designs chez ses partenaires. La liste citée comprend Acer, ASUS, Colorful, Dell, Haier, Hasee, Honor, HP, Infinix, Lenovo, Xiaomi, MSI, Positivo, Samsung, Tecno, Wiko et Mechrevo.
Le message est clair : si ces machines sortent avec des configurations RAM et SSD cohérentes, la pression pourrait monter sur tout le segment entrée de gamme. TechPowerUp replace d’ailleurs cette offensive dans un contexte où Apple pousserait un MacBook Neo à 599 dollars, soit environ 550 euros à titre indicatif, tandis qu’Intel réserve Panther Lake aux portables plus ambitieux, sur le même nœud 18A.







Le point intéressant n’est pas tant la partie graphique, forcément limitée avec 2 cœurs Xe3, que le fait d’amener 40 TOPS dans des machines de volume. Si Intel tient ses promesses sur le coût plateforme, Wildcat Lake peut devenir un produit défensif important : moins pour faire rêver les joueurs que pour empêcher l’entrée de gamme Windows de se faire aspirer par l’argument prix plus IA locale.
Source : TechPowerUp