
Un toast pour 2001, et une thèse tranchée : Jensen Huang relie GeForce 3 à tout le reste. Conséquence directe selon lui, sans GeForce il n’y aurait ni CUDA, ni IA, ni le NVIDIA d’aujourd’hui.
GeForce 3 comme déclencheur de l’informatique accélérée
Lors d’une discussion anniversaire, le CEO de NVIDIA a replacé GeForce 3 au centre de la trajectoire de l’entreprise. « Without GeForce there would be no CUDA. Without CUDA there would be no AI. Without AI there would be no today. »

Introduite avec des shaders programmables, GeForce 3 a marqué le basculement vers plus de programmabilité côté GPU. NVIDIA présente ce jalon comme l’amorce des étapes suivantes : pixel shading, compute shading, puis ray tracing en temps réel.
Huang explique que GeForce 3 a imposé un équilibre entre accélération et programmabilité, poussant NVIDIA vers ce qu’il qualifie aujourd’hui d’entreprise d’informatique accélérée. Le propos cadre la gamme GeForce non seulement comme une marque gaming, mais comme le point de départ du calcul généralisé sur GPU.

De CUDA à l’ère RTX et au neural rendering
Lancé en 2006, CUDA a ouvert l’accès au débit massivement parallèle des GPU au-delà des API graphiques, avec une adoption rapide dans la recherche et la science. Huang relie cette étape à l’IA moderne, en soulignant le rôle fondateur de GeForce dans la maturation de l’écosystème logiciel et développeur autour du GPU.
Sur le ray tracing, il reconnaît un recul de framerate initial, compensé ensuite par l’IA, et affirme que NVIDIA travaille vers le neural rendering depuis le début de l’ère RTX en 2018. L’entreprise assume donc une progression où l’optique, le calcul et l’IA se renforcent mutuellement.

Le message repositionne encore une fois GeForce et le jeu vidéo comme origine de la branche IA actuelle, même si la communication publique de NVIDIA met désormais l’accent sur les GPU data center, le logiciel CUDA et l’infrastructure IA. À court terme, aucun lancement GeForce n’est prévu, et Jensen Huang montera sur scène au GTC 2026 la semaine prochaine.
Pour le marché, ce récit historique aligne la feuille de route matérielle et logicielle : shaders programmables, CUDA, RTX et IA comme un continuum. Traduction probable côté produits grand public, la poursuite d’optimisations IA embarquées pour compenser les coûts du ray tracing et accélérer le rendu neural, même en l’absence d’annonce GeForce immédiate.
Source : VideoCardz