
L’indépendance retrouvée n’aura pas eu le temps de ressembler à un nouveau départ. Quelques jours après sa sortie de l’orbite Xbox, Double Fine coupe déjà un quart de ses effectifs.
Double Fine réduit la voilure après son retour à l’indépendance
Le studio américain, connu notamment pour la série Psychonauts et plus récemment pour Kiln, a confirmé sur Bluesky le départ de 23 employés. Cela représente environ 25 % de son personnel.

Dans son message, Double Fine explique que cette décision est directement liée à la situation financière de l’entreprise. Le studio précise que cette réduction d’effectif vise à atteindre une taille compatible avec un fonctionnement durable en tant que société indépendante.
Le ton du communiqué reste sobre, mais très clair sur le contexte. Double Fine affirme que ces départs n’ont été décidés qu’au nom de la survie du studio, tout en soulignant l’importance des 23 salariés concernés dans ses jeux comme dans sa culture interne.
Xbox confirme la séparation, mais l’avenir reste flou
Dans une déclaration transmise à Kotaku, Xbox indique que Double Fine est revenu cette semaine à une gestion pleinement indépendante, avec sa propriété intellectuelle, son catalogue et une marge financière pour préparer ses prochains jeux. Microsoft ajoute attendre de voir ce que le studio produira dans cette nouvelle phase.
Double Fine fait partie des rares structures à avoir retrouvé son autonomie dans le cadre du vaste recentrage opéré par Xbox. Cette séquence a aussi été marquée par plusieurs fermetures de studios, un volume important de licenciements et des répercussions sur des équipes extérieures au périmètre direct de Microsoft.
La trajectoire de Double Fine renvoie surtout à un autre signal d’alerte chez Microsoft : les coupes ne se limitent plus aux équipes les plus exposées, comme l’a montré ce dossier sur les licenciements de représailles chez Microsoft.
À ce stade, aucun projet en cours n’a été détaillé publiquement. Si des productions sont bien en développement, cette coupe de 23 postes laisse toutefois peu de doute sur d’éventuels retards ou sur une révision de l’ambition des jeux à venir.
Le cas Double Fine illustre surtout une réalité désormais classique dans l’industrie. Retrouver son indépendance ne garantit ni stabilité immédiate ni capacité de production intacte, surtout après plusieurs années sous financement d’un grand groupe. Pour un studio à forte identité créative, la vraie question n’est plus seulement de rester libre, mais de rester viable.
Source : TechPowerUp