
Une DLL livrée avec NBA 2K27 ouvre déjà la dernière évolution du rendu neuronal de NVIDIA à d’autres jeux. Dans The Witcher 3, l’écart avec la version précédente atteint jusqu’à 90 %.
Le DLSS 5 de NBA 2K27 déjà extrait

NVIDIA a déployé ce modèle plus rapide avec NBA 2K27 le 16 octobre. Renan Maniero a depuis extrait la DLL dans sa version 310.9.16.0, permettant son injection dans des jeux dépourvus de prise en charge officielle via RenoDX et OptiScaler.
Les premiers essais sur des titres non pris en charge avaient déjà montré que le DLSS 5 s’invite dans des jeux non compatibles, avec des gains alors plafonnant autour de 40 % selon les cas.
La bibliothèque conserve l’ancien modèle sous le Preset A, tandis que la nouvelle variante occupe le Preset B. Il suffit donc de changer de préréglage pour comparer directement leurs performances dans les mêmes conditions.

Gaming Optimized a mené ce test dans The Witcher 3 et relève une accélération pouvant atteindre 90 % face à l’ancien modèle. Le gain dépend toutefois du jeu : ce résultat constitue manifestement un meilleur cas, et non une progression généralisable à tous les titres.
Un modèle réduit à 118 millions de paramètres
Ces mesures rejoignent les données communiquées par NVIDIA. La mise à jour d’octobre réduit la taille du modèle de 24 %, à environ 118 millions de paramètres, tout en diminuant de 20 % l’occupation de la VRAM en 4K.
La charge de rendu neuronal s’exécuterait jusqu’à 2 fois plus vite que sur la version de septembre. Dans NBA 2K27, NVIDIA avance plus précisément une hausse pouvant atteindre 40 % du nombre d’images par seconde.

Les moddeurs devancent le calendrier de NVIDIA
Officiellement, le DLSS 5 reste réservé aux GeForce RTX série 50 et à GeForce NOW. NVIDIA prévoit une arrivée sur les GeForce RTX série 40, mais n’a communiqué aucune date, ni confirmé une prise en charge des RTX série 30 ou RTX série 20.
La communauté contourne déjà cette segmentation. Le fichier README d’OptiScaler mentionne un runtime modifié capable d’exécuter le modèle jusque sur des GeForce RTX série 20, ainsi que dans des émulateurs et d’anciens jeux DirectX.
Au-delà du pic observé dans The Witcher 3, la baisse du coût d’inférence et de l’empreinte mémoire constitue l’évolution la plus significative. Elle pourrait faciliter le déploiement du rendu neuronal sur davantage de GPU, même si la qualité d’image, la stabilité et les performances devront être vérifiées jeu par jeu.
Source : Renan Maniero on X