
EA sécurise ses jeux côté Arm pendant que les puces NVIDIA N1 se rapprochent. Objectif : un anticheat noyau natif sur Windows on Arm, sans traduction x86.
ARM64 Windows, anticheat noyau et bascule vers le jeu sur Arm
EA recrute un « Senior Anti-Cheat Engineer, ARM64 » pour développer un driver natif ARM64 de Javelin Anticheat sous Windows. La fiche précise la gestion multi-cibles avec chargement conditionnel des versions d’anticheat selon le matériel, ainsi que la mise en place de pipelines d’intégration et de validation automatisés sur du hardware Arm.

Le périmètre inclut une feuille de route vers d’autres OS et matériels, « tels que Linux et Proton ». Pour un composant noyau, cette compatibilité est l’un des verrous techniques majeurs, en particulier pour l’exécution de titres Windows sur des environnements hétérogènes.
Contexte matériel NVIDIA N1 et performances Cortex-X925
Côté silicium, le GB10 « Superchip » est déjà expédié dans le DGX Spark avec un CPU Arm 20 cœurs : 10 Cortex-X925 et 10 Cortex-A725. Une configuration proche, voire identique, est attendue sur la puce client NVIDIA N1.
Chips and Cheese a mesuré le Cortex-X925 tel qu’implémenté dans le GB10 : parité de performance en SPEC CPU2017 entier face à AMD Zen 5 et Intel Lion Cove, avec un avantage de Zen 5 en flottant. Le point bloquant reste toutefois l’émulation x86 pour les jeux Windows, d’où l’intérêt critique d’un anticheat noyau natif en ARM64.
Si les systèmes N1 et N1X arrivent rapidement, le travail ARM64 d’EA sur Javelin pourrait lever un obstacle pratique pour davantage de titres PC EA sur Windows on Arm. Le couplage performances CPU + support natif des composants sensibles au noyau conditionnera l’expérience réelle sur ces machines.
Source: EA Jobs, Chips & Cheese