
Une optimisation passée sous silence par Microsoft libérerait jusqu’à 3 Go de mémoire vive sur certaines machines. La mise à jour déploie aussi un mécanisme susceptible d’accélérer sensiblement le lancement des logiciels.
Windows 11 26H2 allège son empreinte mémoire
Déployée la semaine dernière, la version 26H2 comportait à première vue peu de changements internes perceptibles au quotidien. Windows Latest et plusieurs utilisateurs de Reddit constatent pourtant une baisse de la consommation de RAM au repos, ainsi qu’une gestion plus efficace lorsque des applications sont chargées.

Les témoignages font état d’un gain courant d’environ 2 Go, qui peut atteindre 3 Go au repos. Sur un ordinateur portable doté de 16 Go de RAM, Windows Latest relève désormais 7 Go utilisés, contre 10 Go auparavant, dont 4 Go en cache et 8,8 Go disponibles.
Microsoft n’a pas communiqué sur cette optimisation. Ces premiers résultats restent donc à confirmer sur un éventail plus large de configurations, notamment avec différents pilotes, services et logiciels lancés au démarrage.
Le Low Latency Profile s’étend aux logiciels tiers
La mise à jour élargit également le Low Latency Profile à la quasi-totalité des applications. Jusqu’ici réservé aux logiciels Microsoft intégrés à Windows, ce mode pousse le processeur à sa fréquence maximale pendant 1 à 3 secondes afin de fluidifier leur ouverture, avec un intérêt particulier sur les machines modestes.

Les essais rapportés indiquent des lancements environ 40 % plus rapides pour Edge et Outlook. Le menu Démarrer et les menus contextuels du système pourraient, eux, gagner jusqu’à 70 %. L’extension du dispositif aux autres applications devrait rendre l’ensemble de l’interface plus réactif.
Une baisse à interpréter avec prudence
Une mémoire occupée n’est pas nécessairement gaspillée. Windows conserve des services et applications en cache afin de les rendre immédiatement disponibles, puis peut récupérer cet espace lorsqu’un programme plus exigeant en a besoin.
Cette évolution ne règle pas toutes les critiques visant les processus superflus ou la télémétrie. Elle suggère néanmoins que Microsoft a ajusté l’équilibre entre cache, services en arrière-plan et capacité réellement disponible, tout en améliorant les pointes de performances nécessaires au lancement des applications.
Source : Windows Latest