
Les investisseurs qui ont pris le contrôle d’Electronic Arts s’intéressent désormais aux outils de création des jeux. Une opération qui étendrait leur présence de l’édition aux technologies utilisées par les studios.
Unity dans le viseur de deux actionnaires déjà liés au secteur
D’après Reuters, PIF et Silver Lake ont engagé des discussions avec Unity Software en vue de racheter le développeur du moteur de jeu. Les sources citées évoquent un rachat avec effet de levier, comme pour EA. Aucun montant potentiel n’a été avancé.
Silver Lake connaît déjà le dossier : le fonds détient 8 % du capital de Unity. Un peu plus d’un an auparavant, PIF et Silver Lake avaient été présentés comme deux des trois membres du consortium reprenant EA, dans le cadre d’un accord à 55 milliards de dollars, soit environ 50 milliards d’euros à titre indicatif.
Chez EA, une restructuration et un recours accru à l’IA
Depuis le rachat d’EA, ses nouveaux propriétaires ont engagé plusieurs changements, dont une restructuration accompagnée d’importantes suppressions de postes et de la fermeture de BioWare. Plus tôt dans l’année, EA aurait également accéléré ses investissements et son utilisation de l’intelligence artificielle pour réduire ses coûts de fonctionnement.
Unity a lui aussi annoncé une adoption accrue de l’IA, avec ses nouveaux systèmes Unity Spark AI, destinés notamment à la création de jeux casual complets sans programmation. Cette orientation précède donc l’issue des discussions de rachat, qui restent à ce stade des négociations.
Acquérir un moteur de jeu ne donnerait pas aux investisseurs le même levier qu’un éditeur : Unity fournit des outils à de nombreux studios extérieurs à EA. Si l’opération aboutissait, les choix de financement et d’investissement de ses propriétaires auraient ainsi une portée dépassant leur seul catalogue de jeux.
Source : Reuters