
Huit emplacements dans un seul boîtier, dont quatre en M.2 NVMe, suffisent à changer la logique d’un stockage externe orienté production. Avec le TerraMaster D8 Hybrid 2, la marque vise clairement les workflows qui veulent du rapide pour l’actif et du volumineux pour l’archive.
Pour prendre la mesure de ce positionnement, on peut aussi revoir le TerraMaster D8 Hybrid en version RAID hybride, qui pose déjà les bases de cette logique de stockage mixte.
TerraMaster D8 Hybrid 2 mise sur une vraie architecture mixte

Le nouveau modèle reprend le principe du stockage hybride dans un format DAS, avec 4 baies SATA pour HDD ou SSD et 4 emplacements M.2 NVMe SSD dans le même châssis. La capacité totale peut atteindre 152 To, sur la base d’une configuration en 4 x 30 To HDD + 4 x 8 To NVMe SSD.
TerraMaster positionne l’ensemble pour le montage vidéo, les bibliothèques médias, la sauvegarde, l’extension de NAS et les environnements multi-systèmes. Le produit est déjà référencé à 299,99 £ sur Amazon UK et 299,99 $ sur Amazon USA, soit environ 275 à 280 euros à titre indicatif hors taxes et variations locales.
L’interface repose sur de l’USB 3.2 Gen 2 à 10 Gbps. TerraMaster annonce jusqu’à 1020 Mo/s en lecture avec un seul SSD NVMe, tandis qu’un groupe de quatre HDD peut monter jusqu’à 980 Mo/s selon la configuration RAID retenue.

Débits, refroidissement et gestion de l’alimentation
Sur le terrain, cette bande passante vise surtout les gros fichiers et les projets lourds. TerraMaster avance par exemple qu’un film HD de 5 Go peut être transféré en environ cinq secondes, avec en ligne de mire des usages comme l’édition 4K et 8K ou le chargement rapide de projets.
Le boîtier inaugure aussi la technologie TPM, pour TerraMaster Power Management. Le constructeur parle d’une meilleure efficacité énergétique, d’une sécurité de fonctionnement renforcée et d’un réveil plus rapide des unités, avec un équilibre entre consommation et stabilité sous forte charge.
Le châssis a été revu avec un bouton d’alimentation en façade, un flux d’air interne amélioré et les tiroirs Push-Lock sans outil de la marque. Les SSD M.2 NVMe s’installent via un capot latéral coulissant et des vis à serrage manuel.

Compatibilité large, y compris comme extension de NAS
Le D8 Hybrid 2 est pensé pour une hiérarchisation entre données chaudes et froides. Les SSD NVMe accueillent les charges actives, les HDD prennent le relais pour l’archivage longue durée à coût plus contenu.
Le refroidissement est confié à un ventilateur FDB à contrôle intelligent de la température, donné pour plus de 50 000 heures de fonctionnement. TerraMaster cible ici les studios, photographes, vidéastes, usages de surveillance et plus largement les gros volumes de données mixtes.
Le boîtier fonctionne en plug-and-play, sans pilote, sous macOS, Windows, Linux et avec des systèmes NAS. Il prend en charge plusieurs systèmes de fichiers, dont NTFS, APFS, EXT4, FAT32 et exFAT, et peut être raccordé directement à des PC, serveurs, téléviseurs, boîtiers multimédias et appareils Thunderbolt.
Pour la sauvegarde, TerraMaster fournit TPC Backupper sous Windows avec prise en charge des sauvegardes incrémentales et différentielles. Côté Mac, la compatibilité Time Machine est annoncée nativement.
Le constructeur insiste aussi sur le rôle d’extension pour NAS. Le D8 Hybrid 2 est présenté comme pleinement compatible avec TOS 5 et TOS 6, avec reconnaissance directe des configurations 4 HDD + 4 SSD, création de pools, RAID et snapshots. L’extension est également annoncée sous Windows Server, Linux, Proxmox, TrueNAS et Unraid.
Dans le détail, on retrouve aussi un port USB Type-C avec câble Type-C vers Type-C fourni, la compatibilité USB 3.0/3.1/3.2/4.0 et Thunderbolt 3/4/5, la gestion de 8 disques indépendants, le support de logiciels RAID tiers et un commutateur d’alimentation à une touche entre mode économie d’énergie et mode actif.
À ce niveau de prix, la proposition est surtout intéressante parce qu’elle mélange, dans un boîtier grand public, une densité rare et une logique de tiering souvent réservée à des montages plus complexes. La limite restera évidemment celle de l’USB 3.2 Gen 2 à 10 Gbps, mais pour un usage créatif ou prosumer, l’équilibre entre capacité, modularité et coût paraît bien calibré.
Source : TechPowerUp