
La course aux DPI et aux fréquences d’interrogation atteint ses limites pratiques. Pulsar veut donc déplacer le problème sous la coque, avec une plateforme capable d’adapter le suivi aux mouvements de chaque joueur.
Après avoir présenté la X5 ergonomique de 62 g et lancé la X2F CrazyLight de 29 g destinée au fingertip grip, la marque dévoile dans un mini-documentaire un système encore au stade du développement. Celui-ci repose sur deux capteurs dont les données sont combinées.
La X2F CrazyLight, déjà orientée vers le fingertip grip et l’allègement extrême, illustre cette volonté de Pulsar d’explorer de nouvelles réponses matérielles aux besoins des joueurs compétitifs : notre présentation de la Pulsar X2F CrazyLight.
La souris gaming Pulsar déplace virtuellement son capteur

Le principe consiste à fusionner les mesures des deux capteurs, puis à calculer le mouvement à partir d’un décalage prédéfini dans le logiciel. La position effective du capteur peut ainsi être placée virtuellement à n’importe quel endroit sous la souris, sans déplacer physiquement le composant.
Cette latitude doit permettre d’adapter le comportement du pointeur aux habitudes, à la prise en main et aux mouvements propres à chaque utilisateur. Pulsar estime que les progrès mécaniques ont atteint un niveau auquel l’humain ne peut plus réellement suivre, une référence directe à l’escalade des DPI et du polling rate.
Un calibrage manuel ou automatisé par des mini-jeux
L’interface montrée par Pulsar semble intégrer des mini-jeux chargés de déterminer automatiquement la position virtuelle optimale. Un réglage manuel devrait également rester disponible pour les joueurs souhaitant contrôler précisément le décalage appliqué.

L’approche rappelle celle des Corsair Sabre V3 Pro PureVector, qui exploitent Aimlabs pour optimiser séparément les DPI sur les axes X et Y. Ici, le calibrage ne modifie toutefois pas seulement la sensibilité : il agit sur le point depuis lequel le mouvement est interprété.
Le double capteur doit aussi réduire le bruit
Pulsar avance un second intérêt technique : la réduction du bruit de mesure. Celui-ci étant propre à chaque exemplaire, à la manière des variations de qualité du silicium entre processeurs, la combinaison de deux flux indépendants pourrait améliorer la stabilité du signal.
Le concept n’est pas entièrement inédit. Giovanni Laerte Frongia, alias bardOZ, ancien CTO d’Aimlabs, avait déjà montré un prototype à deux capteurs avec position virtuelle. La Pwnage Vanta propose pour sa part un déplacement physique du capteur, une solution jugée fastidieuse par l’équipe d’ingénierie de Pulsar.
Une commercialisation encore sans calendrier
Pulsar ne précise ni la date de lancement ni la première forme de souris qui accueillera cette architecture. La marque partageant généralement ses composants internes entre plusieurs modèles d’une même génération, le système pourrait toutefois intégrer plusieurs références lorsqu’il sera prêt.
L’intérêt dépendra moins des performances brutes que de la qualité du calibrage et de la constance entre les deux capteurs. Si la latence, la consommation et la synchronisation restent maîtrisées, cette architecture pourrait offrir un réglage réellement perceptible, là où l’augmentation continue des DPI apporte désormais peu aux joueurs.
Source : PulsarGears on X