
Les premiers chiffres détaillés de la Radeon RX 9050 placent d’emblée la carte sous pression face à la GeForce RTX 5050. L’écart grimpe surtout là où l’entrée de gamme souffre le plus vite : le ray tracing.
Le premier test publié vient du média japonais Hermitage Akihabara, avec une ASRock Radeon RX 9050 Challenger 8GB opposée à une GIGABYTE GeForce RTX 5050 WINDFORCE OC 8GB dans une configuration à base de Ryzen 7 9800X3D. Sur huit scores 3DMark, la RX 9050 accuse en moyenne 18,2 % de retard sur la RTX 5050.
RX 9050 : une Navi 44 XE à 16 CU
AMD a lancé discrètement cette carte dans certaines régions, avec pour l’instant peu de modèles partenaires annoncés. ASRock a listé des versions Challenger en 8 Go et 4 Go, et l’exemplaire testé par GDM est la version commerciale RX9050 CL 8G.
Les données du BIOS montrent aussi une nouvelle dénomination pour le GPU : Navi 44 XE. La RX 9050 embarque un Navi 44 avec 16 Compute Units, 1 024 Stream Processors, 16 Ray Accelerators et 32 AI Accelerators.
La carte utilise 8 Go de GDDR6 à 18 Gbps sur un bus 128-bit, pour une bande passante de 288 GB/s. AMD annonce un game clock de 1 920 MHz, un boost clock de 2 600 MHz et une consommation carte de 92 W.
Des écarts nets face à la RTX 5050
Les plus gros écarts apparaissent dans les tests 3DMark avec ray tracing. La RX 9050 est 25,7 % plus lente dans Speed Way et 26,7 % dans Port Royal.
L’écart se réduit dans les charges plus classiques : 13,0 % dans Steel Nomad, 10,7 % dans Time Spy et 10,1 % dans Time Spy Extreme. Le positionnement de la carte est donc plus proche en raster qu’en ray tracing. C’était attendu.
Jeux : avantage NVIDIA, avec un protocole à lire de près
Dans les jeux, la RTX 5050 garde l’avantage dans la plupart des cas. La RX 9050 est 18,6 % plus lente dans Final Fantasy XIV en 1080p, 23,5 % dans Apex Legends et 14,6 % dans Rainbow Six Siege X avec le préréglage Medium.
Les deux cartes reviennent à égalité à 64 FPS dans Rainbow Six Siege X en 4K avec le preset Ultra+. En moyenne, GDM obtient une RX 9050 18 % plus lente en synthétique et 30 % plus lente en jeu, en excluant DOOM, jugé peu exploitable en 4K sur ce niveau de GPU.
Il faut toutefois nuancer plusieurs écarts en jeu. Sur la Radeon, GDM a activé le FSR frame generation standard, alors que la RTX 5050 utilisait le DLSS Multi Frame Generation en 4x ou 6x dans Cyberpunk 2077, Onimusha, DOOM et Assassin’s Creed Black Flag, ce qui gonfle mécaniquement l’avance de NVIDIA en 1080p.
La RTX 5050 montre aussi ses limites mémoire dans ce protocole : dans DOOM, elle tombe autour de 10 à 17 FPS en 1440p et 4K. Sur ce point, la comparaison relève davantage de l’usage des technologies d’upscaling et de génération d’images que du rendu GPU brut.
Consommation : avantage à AMD
La bonne surprise pour AMD vient de la consommation mesurée au niveau du système complet. GDM relève 182,4 W en charge avec la RX 9050, contre 217,5 W avec la RTX 5050, soit 35,1 W de moins et une baisse de 16,1 %.
La carte ASRock reste aussi bien tenue thermiquement, avec un pic GPU à 56 °C et un hotspot à 69 °C. Pour une puce à 16 CU et 92 W, c’est cohérent.
Ces premiers résultats décrivent une carte très contrainte par son segment, avec un déficit sensible en ray tracing et un positionnement en jeu qui dépend fortement des technologies activées dans le protocole. Pour AMD, l’intérêt de la RX 9050 passera donc moins par la performance pure que par sa disponibilité réelle selon les régions, son prix de vente et sa capacité à occuper le bas de gamme avec une consommation mieux contenue.
Source : GDM