Rubin GPU : NVIDIA détaille une puce de 336 milliards de transistors et 50 PFLOPS

336 milliards de transistors, 288 Go de HBM4 et jusqu’à 50 PFLOPS en NVFP4 sparse : la prochaine grosse marche de NVIDIA se joue clairement à l’échelle du rack. Derrière la démonstration de force, l’enjeu est moins la puce seule que la manière de faire circuler calcul, mémoire et énergie entre 72 GPU sans tout bloquer sur la latence.

Rubin GPU : une puce pensée pour le calcul massif distribué

Diagramme comparatif Blackwell et Rubin montrant les échanges NVLink et mémoire GPU

NVIDIA a livré un premier décryptage technique de son architecture Rubin, au cœur d’un accélérateur annoncé à 50 PetaFLOPS en opérations NVFP4 sparse. En configuration complète, le GPU aligne jusqu’à 224 SM, 896 Tensor Cores et un Transformer Engine de troisième génération.

Le die grimpe à 336 milliards de transistors. L’organisation interne repose sur des Graphics Processor Clusters avec cache L2 centralisé, épaulés par le GigaThread Engine pour l’orchestration des charges et l’optimisation de l’utilisation des ressources. NVIDIA mentionne aussi des partitions MIG Control, qui permettent de découper le GPU en plusieurs instances virtuelles.

HBM4, NVLink 6 et communication directe entre GPU

Côté mémoire, Rubin embarque 288 Go de HBM4 via des modules 12-high. Les contrôleurs HBM et les PHY associés poussent la bande passante mémoire à 22 To/s, tandis que le Tensor Memory Accelerator a été revu pour améliorer l’efficacité des transferts de données.

Graphique de puissance GPU avec lissage d’alimentation, pics EDP et entrée AC soutenue

La mise à l’échelle passe par NVLink 6, avec 3 600 Go/s de bande passante fabric en communication all-to-all entre GPU. À cela s’ajoute NVLink-C2C pour les échanges CPU-GPU à 1 800 Go/s, ainsi qu’un switch PCIe Gen 6 donné pour 256 Go/s vers les périphériques externes.

L’échelle rack impose aussi une discipline énergétique

L’un des points mis en avant par NVIDIA concerne la communication scale-up au sein de ses systèmes rack-scale. Avec Rubin, la firme introduit une logique de device-initiated communication : chaque GPU pilote directement ses transferts de données, ce qui évite une partie de la coordination externe et réduit les latences liées aux phases de synchronisation.

Dans un rack NVL72, qui regroupe 72 GPU, l’alimentation devient un sujet aussi critique que le calcul. Pour Vera Rubin NVL72, NVIDIA dit avoir développé un système d’Intelligent Power Smoothing afin de maintenir l’ensemble dans une enveloppe de puissance fixe malgré les variations rapides de charge entre CPU et GPU.

D’après NVIDIA, cette approche permet de réduire la consommation moyenne d’environ 10 % face à Grace Blackwell NVL72, tout en abaissant la puissance de crête sur 50 ms d’environ 20 %. L’optimisation du budget énergétique passe aussi par NVIDIA DSX MaxLPS.

Ce premier deep-dive confirme surtout une chose : chez NVIDIA, la prochaine bataille ne se joue plus seulement sur la densité de calcul d’un GPU, mais sur la capacité à faire tenir ensemble interconnexion, mémoire et alimentation à l’échelle d’un datacenter. Rubin avance comme une architecture de système avant d’être une simple puce, et c’est probablement là que se creuse l’écart industriel.

Source : TechPowerUp

Wael.K

Ravi de vous accueillir sur ma page dédiée aux articles ! Je suis Wael El Kadri, et je suis un ingénieur civil de profession. Mais ma véritable passion est le matériel informatique. J'en suis passionné depuis l'âge de 12 ans, et j'aime apprendre et découvrir de nouvelles choses. En 2016, j'ai créé ma page personnelle sur les réseaux sociaux, baptisée Pause Hardware. C'est là que je partage mes créations en modding, mais aussi divers sujets liés au matériel informatique en général. J'ai également crée le site web, pausehardware.com, en 2019 où je publie des articles plus approfondis sur le matériel à travers des tests et revues et articles de news. J'ai eu l'opportunité de participer en tant qu'exposant à plusieurs événements liés aux jeux vidéo, aux côtés de grandes marques, notamment lors de la Paris Game Week en 2018 et 2019. Je reste constamment en quête de nouvelles manières de partager mes connaissances et ma passion pour le matériel informatique avec d'autres passionnés. Voici quelques publications médiatiques qui ont mis en lumière mon travail : Deux articles dans le magazine Extreme PC, parus dans ses  numéros 1 et 21 : Extreme PC Magazine Issue 21 (adobe.com) Également, un article sur Forbes intitulé "Dix Modèles de PC Incroyables en 2021" sur forbes.com : Ten Incredible PC Mods Of 2021 (forbes.com)
guest
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x