
Le très haut de gamme de NVIDIA bute déjà sur une nouvelle définition d’affichage. Sur un moniteur 6144 × 3456, la GeForce RTX 5090 passe sous les 60 FPS dans plusieurs jeux récents, y compris avec DLSS.
RTX 5090 face aux 21,2 millions de pixels du 6K
Les mesures ont été réalisées sur le Samsung Odyssey G8 G80HS, un modèle de 32 pouces en 6144 × 3456 à 165 Hz. Cette définition représente 21,2 millions de pixels, contre 8,3 millions en 3840 × 2160, soit une charge 2,6 fois plus élevée.
Samsung propose aussi un mode 3072 × 1728 à 330 Hz. Sur le papier, l’écran ouvre la porte à une nouvelle classe d’usage, mais les GPU actuels ne suivent déjà plus sur les réglages lourds.

Cyberpunk 2077 illustre l’écart entre 4K et 6K
Dans Cyberpunk 2077, avec le preset Ray Tracing Overdrive et le DLSS Performance, la RTX 5090 affiche une moyenne de 42 FPS, avec un 1 % low à 36 FPS. À réglages identiques en 4K, la carte atteint 86 FPS, avec un 1 % low à 68 FPS.
En désactivant le ray tracing et en passant sur le preset Ultra, la RTX 5090 remonte à 72 FPS en 6K. La hiérarchie reste la même sur une GeForce RTX 5070 Ti, mais avec des marges nettement plus faibles.

La RTX 5070 Ti tombe à 20 FPS en 6K avec Ray Tracing Overdrive et DLSS Performance. En Ultra sans ray tracing, elle monte à 39 FPS. En 4K, ces mêmes configurations donnent 45 FPS et 90 FPS.
D’autres jeux récents confirment la tendance
Le schéma se répète ailleurs. Dans Crimson Desert, la RTX 5090 passe sous les 30 FPS en 6K avec les réglages maximum et le Ray Reconstruction. Doom: The Dark Ages descend à 43 FPS avec path tracing.
Battlefield 6 atteint 77 FPS avec son preset maximum. Pour viser environ 120 FPS, il faut basculer sur le preset Low avec DLSS Performance.
Le précédent 8K n’a rien changé à la contrainte de calcul
Ce constat rappelle la communication de NVIDIA autour du jeu en 8K avant le lancement de la RTX 3090, en 2020. À l’époque, les joueurs faisaient déjà face à d’autres priorités, notamment l’explosion du mining, qui a rapidement fait d’Ampere la première génération GeForce durablement vendue bien au-dessus du MSRP.
Le parallèle avec la poussée VR de 2015 est assez direct : la démonstration technique existe, mais l’usage de masse ne suit pas quand la puissance requise progresse plus vite que les GPU. À la lecture des résultats de la RTX 5070 Ti, le 6K a peu de chances de devenir rapidement un axe central chez les fabricants d’écrans orientés jeu.
Le point intéressant n’est pas seulement l’écart de performances, mais la nature de cet écart : même avec les progrès de l’upscaling, multiplier le nombre de pixels reste une contrainte brute que le haut de gamme actuel absorbe mal. Pour le jeu PC, le 4K à fréquence élevée reste donc bien plus cohérent que le 6K natif, surtout dès que le ray tracing avancé entre en jeu.
Source : TechSpot