
La fumée est apparue lors d’un simple arrêt de la machine, loin d’une session de charge GPU. Dans le système de test principal de PCMasters.de, la séquence s’est soldée par un câble 12V-2×6 partiellement fondu sur une MSI GeForce RTX 5090 Gaming Trio OC.
RTX 5090 : un troisième cas documenté dans la presse
Le média allemand explique utiliser cette carte presque tous les jours dans sa configuration de test. L’incident est survenu pendant une phase de validation de SSD NVMe, avec plusieurs redémarrages successifs et sans charge notable sur la carte graphique.

Un léger nuage de fumée a été remarqué à l’extinction. La cause n’a été identifiée qu’après le redémarrage suivant, quand le système a commencé à présenter des anomalies.
PCMasters.de parle du troisième cas connu impliquant une RTX 5090 utilisée dans un contexte presse ou média. Les deux précédents avaient été rapportés par DSOGaming et par le YouTuber espagnol Toro Tocho.
Dommages visibles côté carte et côté alimentation
Après démontage, le câble 12V-2×6 était collé à la carte graphique. Une fois retiré, un pin apparaissait noirci et l’isolant du câble avait fondu.

Le côté alimentation, relié à une NZXT C1500, était encore plus atteint. PCMasters.de évoque un isolant manquant sur un côté du câble 12 V, ainsi que plusieurs zones fondues sur le connecteur. Les pins 2 et 4 semblent les plus touchés des deux côtés.

La carte démarre encore, mais un pin chauffe anormalement
Malgré l’incident, la carte démarrait toujours et restait détectée sous Windows. PCMasters.de l’a ensuite testée avec un Elmor PMD2 et une caméra thermique.

Sous Furmark, un pin extérieur montait en température plus vite que les autres. Le test a été interrompu après environ deux minutes, lorsque l’isolant approchait les 50 °C.
Le média considère désormais la carte comme impropre à une utilisation sûre et espère obtenir une prise en charge par MSI. Ce cas ajoute un point important au dossier 12V-2×6 : l’incident n’est pas ici lié à une charge soutenue en jeu ou en bench, mais à une machine utilisée en routine, avec redémarrages répétés. Pour les intégrateurs comme pour les laboratoires de test, cela renforce l’hypothèse d’un problème de contact, de tolérances mécaniques ou de vieillissement localisé du connecteur, bien au-delà d’un simple scénario de consommation maximale.
Source: PCMasters