
Un propriétaire d’AORUS GeForce RTX 5090 a ouvert sa carte après plus d’un an d’usage, hors garantie, en cherchant la cause d’une ventilation anormalement élevée. À l’intérieur, le matériau thermique d’origine s’était accumulé sur la moitié supérieure de la chambre à vapeur.
RTX 5090 : un démontage qui relance la question du gel thermique
Le témoignage vient de l’utilisateur Reddit Correct_Difference72, dont le message a depuis été supprimé. Il indique que la carte était montée à l’horizontale, une configuration censée limiter le déplacement du gel sous l’effet de la gravité.
Après démontage, le matériau thermique était visiblement concentré sur la partie supérieure de la chambre à vapeur. Le propriétaire affirme aussi que la moitié inférieure du GPU n’avait que peu, voire aucune couverture.
En usage, la carte montait à 76 °C, mais les ventilateurs grimpaient autour de 2000 RPM en jeu. Il ne précise pas si les températures hotspot ou memory junction avaient été relevées avant l’ouverture, ce qui limite l’interprétation du comportement réel du GPU.
L’utilisateur remplace maintenant le matériau d’origine par du PTM7950, un pad thermique à changement de phase bien connu chez les moddeurs GPU et dans la réparation de PC portables. Dans son message, il met en cause soit un phénomène de pump-out sur le composite thermique utilisé en usine, soit une application insuffisante dès l’assemblage.
Gigabyte avait déjà reconnu un excès de matière sur certaines RTX 50
Ce signalement n’est pas isolé. Gigabyte avait déjà reconnu que certaines RTX 50 series des premiers lots avaient pu recevoir une quantité excessive de gel thermique en usine, en précisant que cela ne devait pas provoquer de dégâts et que les différences visibles relevaient d’une variation cosmétique.
Le sujet mérite d’être rapproché des cas où le refroidissement lui-même devient le point faible, comme sur cet adaptateur 12V-2×6 brûlé malgré la limite de puissance, tant les symptômes peuvent se superposer sans alerte franche au départ.
À ce stade, aucun dommage confirmé sur GPU ou carte mère n’a été attribué à ce gel. En revanche, des utilisateurs ayant monté leur RTX 50 à la verticale avaient observé une descente du matériau vers les slots PCIe, avec un risque théorique plus sérieux si la migration s’était poursuivie.
Le point le plus intéressant ici n’est pas le 76 °C affiché, mais l’écart possible entre la température GPU reportée et un hotspot mal couvert, masqué par une hausse nette de la ventilation. Sur des cartes très dissipatives, une application inégale sur la chambre à vapeur peut rester discrète dans les relevés standards tout en dégradant le comportement acoustique à moyen terme.
Source : VideoCardz