
Deux GeForce RTX 5060 Ti 16 Go dans une tour de 34 litres, et Lenovo ne vise même pas les joueurs. La machine est vendue en Chine comme station de travail IA et création, avec un ticket d’entrée fixé à 35 999 yuans.
Cette déclinaison du ThinkCentre X Tower associe un Intel Core Ultra 7 270K Plus, 64 Go de DDR5 et un SSD de 1 To. Le prix affiché correspond à environ 5 300 dollars, soit près de 4 900 € hors taxes à titre indicatif.
RTX 5060 Ti : une configuration pensée pour la création et l’IA locale

Le châssis avait été présenté au CES 2026, mais Lenovo n’avait alors pas détaillé les tarifs régionaux des versions à double carte graphique. La commercialisation de ce modèle précis a démarré via JD en Chine, sans annonce pour les autres marchés à ce stade.
Lenovo ne positionne pas cette configuration comme un PC de jeu. La documentation met en avant le rendu assisté par IA, le montage vidéo, la production 3D et le traitement local de modèles comme usages principaux du second GPU.
Deux GPU distincts, pas un framebuffer de 32 Go
Chaque RTX 5060 Ti conserve son propre pool de 16 Go de GDDR7. Les applications doivent donc répartir la charge entre les deux cartes ou transférer les données d’un GPU à l’autre.
En pratique, cette approche n’offre ni 32 Go de mémoire graphique unifiée, ni gain automatique en jeu grâce au second GPU. Pour un usage gaming, l’intérêt reste donc limité, même avec deux cartes installées.
Pour ceux qui cherchent plutôt une solution externe et plus souple, l’option eGPU compacte de GIGABYTE offre un angle presque opposé à cette tour à double carte.
Une plateforme plus large que cette seule version
Lenovo propose aussi le X Tower avec une RTX 5080 24 Go, une RTX 5090 32 Go ou des cartes RTX Pro 5000 Blackwell. La plateforme prend en charge jusqu’à 256 Go de DDR5-6400, trois SSD M.2, deux unités SATA et des alimentations allant jusqu’à 1 200 W.
La connectique comprend du Wi-Fi 7, un double Ethernet, du Thunderbolt 4 et un système de surveillance de la poussière. Lenovo cherche clairement à couvrir le segment des stations de travail compactes pour l’IA locale et la création, plus que celui des machines orientées jeu.
Ce type de configuration illustre surtout le décalage entre l’offre matérielle et les usages logiciels. Mettre deux GeForce dans une station de travail a du sens pour certaines chaînes de rendu ou d’inférence, mais pas pour les jeux, où une seule carte plus puissante reste généralement le choix le plus cohérent.
Source : VideoCardz