
Une GeForce RTX 5070 Ti peut afficher 68 °C sous Windows tout en touchant 107 °C sur son point le plus chaud. L’écart suffit à déclencher du throttling sans qu’aucun outil grand public ne le signale.
RTX 50 hotspot : une donnée toujours mesurée, mais masquée sous Windows
NVIDIA a bien supprimé l’accès public à la température hotspot sur les GeForce RTX 50, mais le capteur n’a pas disparu du hardware. Des réparateurs brésiliens, Paulo Gomes et Sidnelson, ont montré que l’outil interne MODS lit encore cette valeur, ainsi que d’autres mesures absentes de GPU-Z, HWiNFO et MSI Afterburner.
Le cas rappelle que les écarts de comportement entre relevés logiciels et réalité thermique ne sont pas nouveaux sur cette génération, comme l’a déjà montré le suivi des mesures cachées sur la RTX 5070 Ti.

Le changement avait été confirmé en janvier, au moment de la publication des tests de la GeForce RTX 5090. Le développeur de GPU-Z, W1zzard, avait alors indiqué à VideoCardz que NVIDIA avait retiré l’accès au hotspot de son API publique. Les logiciels de monitoring remontaient d’abord une valeur invalide de 255 °C, avant que GPU-Z 2.62.0 ne masque purement et simplement ce champ lorsqu’il détecte ce cas, tout en le conservant pour les RTX 40.
MODS confirme des pics à 107 °C sur une Gigabyte GeForce RTX 5070 Ti
MODS, pour Modular Diagnostic Software, est la suite propriétaire de NVIDIA destinée aux tests GPU, mémoire et fonctions de carte. L’outil vise l’interne, la fabrication et la réparation. Il n’existe pas de téléchargement public officiel, même si des versions non officielles circulent chez certains techniciens, généralement avec un package compatible, une configuration de test dédiée et un environnement Linux bootable. Ici, la plateforme a été exploitée à distance via SSH.
Sur la carte testée, une Gigabyte GeForce RTX 5070 Ti, la température GPU moyenne remontait autour de 67 à 68 °C. Dans le même temps, MODS montrait un hotspot au-delà de 100 °C. Les techniciens citent même un cas où l’utilisateur voit 68 °C sous Windows alors que le hotspot atteint déjà 104 °C.
Le journal de diagnostic indique que le hotspot a touché cinq fois la limite thermique fixée par NVIDIA à 107 °C au cours d’un seul test. À chaque fois, le GPU a réduit sa fréquence.

Pâte thermique sèche et contact imparfait avec le refroidisseur
Après démontage, l’équipe a relevé un matériau thermique sec et une zone de mauvais contact entre le GPU et le système de refroidissement. Le remplacement a fait retomber le pic de hotspot d’environ 106 à 107 °C vers 100 °C, avec validation de la partie thermique du test MODS.
Sidnelson explique que son atelier a déjà écarté de nombreuses cartes graphiques à cause d’une pâte thermique mal appliquée ou d’un contact insuffisant entre le die et le radiateur. Dans ces cas, la température GPU moyenne paraissait normale et ne reflétait pas la surchauffe localisée.
Ce point change la lecture d’un diagnostic sur RTX 50. Tant que NVIDIA ne rétablit pas cette télémétrie dans Windows, un défaut de montage ou de transfert thermique peut rester invisible pour l’utilisateur alors qu’il affecte déjà les fréquences, et potentiellement la durée de vie de la carte.
Source : VideoCardz
Un combo loi d’Arrhenius + règle de Van’t Hoff … les ridicules 7°C de gain sont certes importants mais n’amènent pas encore à des températures acceptables.
Les fans du » zero fan » vont grincer des dents ou faire les autruches ?
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« il affecte déjà les fréquences, et potentiellement la durée de vie de la carte. »
Pas potentiellement mais assurément. 🙂
Pour ceux qui sont un peu curieux, sans aller jusqu’à avoir besoin d’être expert : ( page 13 )
https://www.tdk-electronics.tdk.com/inf/20/30/db/aec/B41888.pdf