
Une RTX 3060 maintenue à 23 °C en charge, avec une simple machine à glaçons modifiée : l’expérience est aussi absurde qu’efficace. Elle montre surtout qu’un petit groupe froid peut tenir un GPU bien en dessous de ses températures habituelles, jusqu’à ce que la condensation devienne le vrai problème.
RTX 3060 : des mesures très nettes face au refroidissement d’origine

TrashBench a repris une GeForce RTX 3060 avec son ventirad d’origine avant de passer à des solutions plus atypiques. En charge, la carte montait à environ 60 °C sur le GPU et 75 °C sur le hotspot.
Pour replacer ce genre de prouesse dans le contexte d’une carte grand public, on peut relire la présentation de la GeForce RTX 3060 et de ses objectifs en matière de performances, de consommation et de ray tracing.
Un premier montage à eau, limité à un simple seau passif sans refroidissement actif, faisait déjà mieux. Les températures descendaient alors à 44 °C pour le GPU et 55 °C pour le hotspot.
Une machine à glaçons modifiée pour faire tourner le compresseur en continu
La machine à glaçons en configuration d’origine améliorait encore le résultat, mais pas assez longtemps pour suivre la charge du GPU. TrashBench a donc modifié l’appareil afin que le compresseur puisse fonctionner en continu.

L’évaporateur a aussi dû être mis en contact avec un petit réservoir d’eau, car il se trouvait au-dessus du niveau d’eau prévu par la machine. Ce point était indispensable pour transformer l’appareil en circuit de refroidissement réellement exploitable pour la carte graphique.
23 °C en charge, puis la limite physique habituelle : l’humidité
Avec cette version modifiée, la RTX 3060 est descendue à 23 °C sur le GPU et 34 °C sur le hotspot. TrashBench a aussi lancé Cyberpunk 2077 pendant environ 15 à 20 minutes, avec une température GPU qui n’aurait jamais dépassé 23 °C.

Le test n’a toutefois rien d’une solution viable en usage normal. L’eau est passée sous la température ambiante, ce qui a provoqué de la condensation autour du montage.
Un essai a même été interrompu après environ 10 minutes, le matériel étant couvert d’eau. Le test a ensuite repris une fois le problème traité.
Sur le plan thermique, la démonstration est claire : un petit système frigorifique peut tenir une carte gaming très loin de sa plage habituelle. Sur le plan pratique, on retombe sur la même barrière que les montages sub-ambient artisanaux : tant que l’isolation n’est pas pensée comme sur un banc d’overclocking extrême, l’humidité reste un risque immédiat pour le matériel sous tension.
Source : VideoCardz