
Un rappel peut parfois se jouer à quelques centimètres d’adhésif. Chez Apex Gaming PCs, 18 230 blocs vendus aux États-Unis et au Canada sont concernés uniquement parce qu’un avertissement de sécurité n’a jamais été apposé sur le boîtier.
Alimentation ATX concernée : modèles, puissances et période de vente
La notice publiée par la U.S. Consumer Product Safety Commission le 16 avril vise 17 730 unités aux États-Unis et 500 au Canada. Les références touchées sont des alimentations ATX Apex et Manik en 450 W, 750 W, 1000 W et 1200 W, commercialisées en noir ou en blanc.

Ces blocs ont été vendus seuls, mais aussi intégrés dans des PC gaming préassemblés. La période de commercialisation s’étend de décembre 2021 à février 2026 via ApexGamingPCs.com, pour des tarifs compris entre 70 et 150 dollars, soit environ 65 à 140 euros à titre indicatif.
Le point important, c’est que le rappel ne vise aucun défaut matériel ni de performances. Le problème vient de l’absence d’une étiquette permanente signalant les risques de choc électrique et d’électrocution en cas d’ouverture ou de démontage du bloc.
Une non-conformité d’étiquetage, pas une panne
La CPSC demande aux utilisateurs d’arrêter immédiatement d’utiliser les unités concernées et de contacter Apex Gaming PCs. Apex précise de son côté que la mesure porte uniquement sur le marquage de sécurité manquant sur le produit.

Le correctif proposé est inhabituel : la marque envoie gratuitement une étiquette adhésive permanente reconnue UL, que l’utilisateur doit coller lui-même sur l’extérieur de l’alimentation. Ceux qui ne souhaitent pas appliquer cette étiquette peuvent demander un bloc de remplacement gratuit.
Apex ajoute aussi une extension de garantie d’un an pour les clients qui finalisent la procédure, mais cette extension ne remplace pas la mesure de rappel elle-même. Le bloc n’a pas besoin d’être démonté pour recevoir l’étiquette.
Ce dossier illustre surtout le niveau d’exigence réglementaire autour d’une alimentation PC sur le marché nord-américain. Ici, un simple défaut d’étiquetage suffit à déclencher un rappel massif, alors même que l’électronique n’est pas mise en cause.
Source : VideoCardz