
Donnée pour HS, une Radeon RX 6700 XT redémarre après 12 minutes à 188 °C dans un four domestique. Une méthode extrême qui peut réactiver des soudures défaillantes, mais qui laisse déjà des traces visibles et pose de sérieuses questions sur la fiabilité à long terme.
Radeon RX 6700 XT remise en route par “GPU baking”
Un utilisateur Reddit affirme avoir ressuscité une Radeon RX 6700 XT après un passage de 12 minutes dans un four domestique à 370 °F, soit environ 188 °C. Avant cette tentative, il avait nettoyé une corrosion légère, vérifié l’absence de condensateurs manquants et traqué d’éventuels courts-circuits au multimètre, sans succès.

Après remontage, la carte a redémarré. En contrepartie, le thermal putty au dos des modules mémoire a gonflé, créant une légère boursouflure une fois la carte refermée. Le comportement suggère un ramollissement et une expansion du matériau à cette température.
Le principe avancé est connu : la chauffe peut rétablir des microjonctions de soudure ou contacts fragilisés autour du GPU ou des puces mémoire, suffisamment pour repasser l’étape d’initialisation. L’approche circule depuis plus d’une décennie et refait surface périodiquement, souvent avec des résultats temporaires dont la durabilité n’est presque jamais documentée.

Méthode de dernier recours, risques bien réels
Chauffer une carte dans un four de cuisine reste dangereux : détérioration de composants, contamination d’ustensiles dédiés à l’alimentaire, dégagement de vapeurs nocives. Au mieux, c’est un pari de fin de vie sur du matériel déjà considéré comme HS.
Dans ce cas précis, l’effet collatéral sur les pads thermiques des modules mémoire GDDR6 implique une intervention complémentaire si l’on souhaite un fonctionnement prolongé et des températures maîtrisées. La tenue mécanique des BGA et des substrats après ce type de contrainte thermique reste par ailleurs incertaine.
Ce genre de résurrection entretient le mythe car il produit parfois un démarrage immédiat, mais la viabilité dans le temps est rarement au rendez-vous. Sur le marché de l’occasion, une carte passée au four peut masquer des faiblesses structurelles, avec un risque évident pour l’acheteur.
Source : VideoCardz