
La facture de la prochaine console de Sony s’alourdirait avant même d’intégrer son processeur, son refroidissement ou son alimentation. La seule mémoire pourrait désormais rendre crédible un tarif public proche de 1 000 dollars.
La PS6 rattrapée par le prix de la mémoire

Sur NeoGAF, le leaker matériel KeplerL2 affirme que la RAM et le stockage flash NAND coûteraient à eux seuls plus de 680 dollars à Sony, soit environ 625 euros à titre indicatif. Il répondait à un membre qui envisageait 680 dollars comme prix de vente subventionné, une hypothèse difficilement compatible avec cette estimation.
Ce montant ne couvre ni l’APU, ni le système de refroidissement, ni l’alimentation, ni les autres composants nécessaires à la console. Sony n’a communiqué officiellement ni le prix ni la configuration de la PS6, ces chiffres restent donc à considérer avec prudence.
Une estimation qui grimpe rapidement
KeplerL2 avait évalué la nomenclature matérielle complète à environ 760 dollars en mars. En juillet, son estimation atteignait déjà près de 960 dollars, une progression qui reflète notamment les tensions persistantes sur la DRAM et la NAND.
Les fuites actuelles évoquent de la GDDR7 sur un bus 160-bit, avec une capacité maximale de 40 Go. Une configuration de 30 Go serait toutefois jugée plus probable, tandis que Sony aurait également étudié une réduction de la capacité mémoire afin de contenir les coûts.
L’IA pèse sur l’équation tarifaire de Sony
Les centres de données dédiés à l’intelligence artificielle absorbent une part croissante de la production de DRAM et de NAND. Cette demande réduit les marges de manœuvre des autres marchés et entretient la hausse des prix pour les fabricants de consoles comme pour l’ensemble de l’industrie électronique.
Si les tarifs de la mémoire restent à leur niveau actuel, une PS6 sensiblement plus chère que la PS5 Pro paraît plausible. Un lancement autour de 1 000 dollars, soit environ 920 euros avant adaptation aux taxes et au marché européen, ne peut plus être exclu.
La capacité mémoire constitue ici un arbitrage structurant : la réduire limiterait la facture immédiate, mais pourrait contraindre la console durant toute sa génération. Sony devra donc choisir entre une marge fortement comprimée, un prix de vente inhabituellement élevé ou une configuration moins ambitieuse.
Source : KeplerL2 on NeoGAF