
OpenAI observe un basculement inédit dans le profil de son audience. Selon les derniers chiffres partagés par l’entreprise, la part des femmes parmi les utilisateurs de ChatGPT est désormais majoritaire, au-delà de 50 %, alors qu’au lancement en 2022 elle ne représentait qu’environ 20 % face à 80 % d’utilisateurs masculins. Cette inflexion se mesure à l’échelle d’une base colossale.
ITHome, qui relaie ces données, estime qu’avec les utilisateurs hebdomadaires actuels de ChatGPT, près de 500 millions de femmes emploient régulièrement l’outil, et que le total mondial d’utilisateurs actifs hebdomadaires approche le milliard. Le virage de l’audience traduit une diffusion plus transversale des usages de l’IA générative au-delà du noyau early adopters.
Capacité de calcul : accélération massive
OpenAI poursuit en parallèle une montée en puissance industrielle. La capacité de calcul mobilisable par la société serait passée d’environ 0,2 gigawatt en 2023 à près de 1,9 gigawatt en 2025, soit une croissance annuelle proche d’un facteur 3. L’entreprise verrouille l’amont avec un pari infra massif : des accords totalisant plus de 30 GW avec ses partenaires, dont Nvidia, afin d’atteindre un parc d’environ 30 GW à l’horizon 2030.
Cet ordre de grandeur repositionne le sujet au niveau énergétique et logistique : disponibilité de GPU, densité des datacenters, alimentation et refroidissement, autant de postes où le moindre goulet se répercute instantanément sur le coût de l’inférence et le rythme de déploiement des modèles. Pour l’écosystème hardware, cela signifie des volumes contractualisés sur plusieurs années et une pression soutenue sur la chaîne d’approvisionnement.
Au-delà de l’anecdote démographique, la bascule vers une audience féminine majoritaire élargit mécaniquement le spectre d’usages et déplace les priorités produit. Croisée avec l’effort d’infrastructure, elle suggère une consolidation de la demande en self-service et en intégration tierce, et renforce l’influence d’OpenAI sur les roadmaps GPU, la conception des datacenters et les arbitrages énergétiques des opérateurs cloud.
Source : ITHome