
Les GeForce RTX 5090 ont désormais accès à un réglage que NVIDIA ne laisse pas exposé dans ses outils classiques. Avec melonVolt, certains utilisateurs remontent déjà jusqu’à 142 MHz de plus sur la fréquence XBAR, au prix d’un retour possible des écrans noirs corrigés après le lancement de la carte.
melonVolt ouvre l’ajustement du MSVDD
Développé par Fmab. sur Overclock.net, l’utilitaire s’appuie sur l’interface NVAPI de NVIDIA pour donner un contrôle direct sur l’offset de tension MSVDD. L’ajustement se fait par pas de 5 mV et vise surtout à redonner de la marge au crossbar du GPU.

Les premiers essais publiés dans la communauté RTX 5090 d’Overclock.net couvrent déjà plusieurs cartes : GIGABYTE AORUS, MSI Lightning, ASUS ROG Astral LC avec BIOS MSI Lightning 1000W, ASUS Astral avec BIOS 20th Anniversary, ASUS Matrix, GIGABYTE AORUS Xtreme WB, ASUS TUF avec BIOS Lightning 1000W, GALAX RTX 5090D HOF XOC, ASUS Astral et ASUS Astral BTF sous BIOS Matrix.
Des gains visibles, mais pas sans risque
Dans les exemples les plus propres, le gain sur le XBAR va d’environ 90 à 142 MHz. Une AORUS Xtreme WB passe de 2625 à 2767 MHz à 0 mV, avec un MSVDD reporté à 1,095 V. Une Astral LC grimpe de 2670 à 2760 MHz, tandis qu’une autre Astral sous watercooling progresse de 2677 MHz avec l’offset d’origine à -50 mV à 2782 MHz à 0 mV. Une ASUS Matrix passe de 2655 à 2755 MHz.
Le point sensible est connu. NVIDIA a introduit par défaut un offset MSVDD de -50 mV avec le pilote 572.60 après les problèmes d’écran noir observés au lancement de la RTX 5090. La valeur de 1,075 V est présentée comme plus sûre, et un fonctionnement prolongé au-dessus peut refaire apparaître ces instabilités sur certaines cartes.
Plusieurs utilisateurs confirment déjà qu’un offset trop élevé peut ramener ce défaut. Comme souvent en overclocking, la marge dépend de la qualité du GPU, du BIOS, du refroidissement et des limites de puissance. melonVolt ne garantit rien : l’outil donne simplement la possibilité de reprendre la main sur une limite uniforme appliquée à toutes les cartes.
Pour une RTX 5090 vendue autour de 2 000 dollars, soit environ 1 850 euros à titre indicatif, l’intérêt reste très ciblé. Les profils XOC et les cartes déjà flashées avec des BIOS 1000 W sont les candidates les plus logiques ; pour les autres, le gain existe, mais il vient toucher précisément un paramètre que NVIDIA avait resserré pour des raisons de stabilité.
Source : Overclock.net