
Le stockage flash se prépare à une nouvelle montée en charge, tiré cette fois par l’IA sous presque toutes ses formes. Au Japon, Kioxia enclenche déjà la suite avec un troisième bâtiment industriel pensé pour absorber cette demande à horizon 2029.
Kioxia Fab3 prend forme à Kitakami
Kioxia a lancé les travaux préparatoires du site et les opérations associées en vue de construire Fab3, une nouvelle unité de production sur son site de Kitakami, dans la préfecture d’Iwate, au Japon. L’installation sera dédiée à l’extension des capacités de production de la mémoire flash 3D avancée BiCS FLASH.
Le nouveau bâtiment sera érigé sur un terrain situé au sud de Fab2. Kioxia vise un démarrage des opérations au cours de l’exercice fiscal 2029.
Une réponse directe à la poussée de la demande
Le groupe estime que le marché de la mémoire flash continuera de croître fortement à moyen et long terme. Kioxia relie cette perspective à plusieurs segments désormais centraux : agentic AI, physical AI et on-device AI.
Avec Fab3, l’objectif affiché est double : augmenter les volumes et sécuriser l’approvisionnement en produits de mémoire flash de dernière génération. Le calendrier précis de construction comme les investissements en équipements seront toutefois arrêtés en fonction de l’évolution du marché.
Un projet encore lié au soutien public
Kioxia précise que les plans d’investissement pour Fab3 restent conditionnés à un soutien gouvernemental. Ce point n’a rien d’anecdotique dans l’industrie mémoire, où chaque extension de capacité engage des montants considérables et se décide sous forte contrainte cyclique.
Ce lancement reste donc un signal important : malgré une visibilité encore partielle sur les dépenses finales, Kioxia acte déjà la nécessité d’ajouter de la capacité pour la 3D NAND. Dans un marché redevenu stratégique avec l’IA embarquée et les infrastructures associées, la capacité industrielle redevient un avantage aussi critique que la technologie elle-même.
Source : Kioxia