
Google teste une option « Importer des chats IA » dans Gemini, repérée par TestingCatalog fin janvier. La fonction, signalée comme bêta et accessible depuis le menu « + », permettrait d’uploader des historiques exportés depuis des assistants concurrents comme ChatGPT, afin de conserver le contexte des échanges et de les poursuivre dans Gemini.

Au-delà du confort pour les utilisateurs qui changent d’outil, l’initiative pose immédiatement la question de la gouvernance des données importées. Si Google ambitionne d’ingérer ces historiques, il lui faudra clarifier les limites d’usage et les garanties de non-exploitation pour l’entraînement des modèles, un point sensible face à des bases de prompts et d’instructions souvent propriétaires.
Téléversement d’historiques et montée en définition pour l’image

Selon les captures partagées, l’import sera accessible côté client et s’intègrera nativement au flux de conversation Gemini. L’intérêt est double : accélérer l’onboarding des power users et préserver des chaînes de contexte parfois longues, cruciales pour la qualité des réponses sur des projets en cours.
En parallèle, la génération d’images dans Gemini gagne de nouveaux profils de sortie, avec des téléchargements en 2K et 4K. L’option la plus haute est étiquetée « best for print », de quoi couvrir des usages maquette/PAO légers sans passer par une upscale tierce. Reste à voir l’impact sur la netteté perçue, la gestion du bruit fin et la tenue des détails textuels.
Enjeux de migration et de conformité
Importer des conversations issues de ChatGPT ou d’autres plateformes revient à déplacer une mémoire de travail. Le pari de Google consiste à lever le principal frein à la migration tout en absorbant des contextes riches. La bascule sera crédible uniquement si les politiques de confidentialité sont explicites sur la non-réutilisation de ces historiques à des fins d’entraînement par défaut et si des contrôles granulaires sont proposés au niveau du compte et de chaque chat importé.
Si Google réussit ce passage, Gemini pourrait capter une frange d’utilisateurs avancés sans les forcer à repartir de zéro, tout en renforçant son offre créative avec des sorties d’images prêtes pour l’impression légère. À court terme, c’est un test sur la portabilité des contextes entre modèles et sur la capacité des acteurs à instaurer une interopérabilité minimale sans sacrifier la confidentialité.
Source : ITHome