
L’arrivée d’un troisième fournisseur devait desserrer l’étau sur la mémoire des GeForce RTX 50. Quelques mois plus tard, les deux références de 2 Go concernées sont déjà classées en fin de vie, laissant de nouveau l’approvisionnement reposer principalement sur Samsung et SK Hynix.
La GDDR7 Micron de 2 Go passe en fin de vie

Micron avait rejoint la liste des fournisseurs de NVIDIA à la mi-2025, mais ses composants ne sont apparus sur une carte RTX 50 qu’en février 2026. Le fabricant proposait des puces GDDR7 de 16 Gb, soit 2 Go, à 28 et 32 Gbit/s.
La variante à 28 Gbit/s, référencée MT68A512M32DF-28:A, équipait certaines GeForce RTX 50. Son arrivée, accompagnée de la perspective de volumes plus importants, devait contribuer à améliorer la disponibilité des cartes graphiques dans un marché toujours contraint.
Le catalogue officiel de Micron classe désormais ses deux puces GDDR7 de 2 Go, à 28 et 32 Gbit/s, sous le statut End of Life. Leur production est donc arrêtée, tandis que les modules de 24 Gb, soit 3 Go, restent indiqués en production.
Samsung et SK Hynix restent au centre des RTX 50
Micron n’était pas le principal fournisseur de NVIDIA. Samsung et SK Hynix assurent toujours l’essentiel des livraisons de GDDR7 destinées aux RTX 50, ce qui devrait limiter les conséquences immédiates sur la disponibilité des cartes.
La disparition d’une troisième source reste néanmoins sensible dans un contexte tendu. Même une contribution hypothétique de 10 % des volumes totaux pouvait produire un effet perceptible sur le marché, notamment au cours des prochaines semaines ou des prochains mois.
NVIDIA a déjà appliqué plusieurs hausses de prix en 2026 à ses lots associant GPU et mémoire, poussant les fabricants de cartes à relever leurs tarifs. Les modèles dotés des capacités de VRAM les plus élevées sont particulièrement exposés, car la pénurie de mémoire continue d’alourdir leur coût de production.
Les modules de 3 Go s’adaptent mal à la gamme actuelle
Les puces GDDR7 de 3 Go de Micron ne constituent pas un remplacement direct pertinent pour la quasi-totalité des GeForce RTX 50. Leur densité impose des configurations mémoire différentes de celles prévues autour des modules de 2 Go, ce qui réduit fortement leur intérêt pour les cartes déjà conçues et commercialisées.
Les puces de 24 Gb de Micron dessinent surtout une évolution pour de futurs modèles, comme l’explique la GDDR7 Micron 24 Gb à 36 Gb/s, plutôt qu’une solution immédiate pour les RTX 50 existantes.
Leur déploiement à court terme paraît donc peu probable. Les fabricants de mémoire prépareraient en revanche des composants GDDR7 de 4 et 6 Go pour 2027 et 2028, avec les futures GeForce RTX 60 comme débouché potentiel.
Cette transition montre surtout que l’augmentation de la densité des puces ne résout pas automatiquement les tensions d’approvisionnement. Entre la largeur du bus, le nombre d’emplacements et les capacités commerciales visées, NVIDIA ne peut pas substituer librement un module de 3 Go à un composant de 2 Go sans revoir la configuration, voire la conception, des cartes concernées.
Source : Micron