
Un jeu complet généré par du code aura survécu seulement quelques jours à son exposition publique. Sa diffusion est désormais interrompue après l’intervention juridique de la maison mère de Bethesda.
Fallout New York rattrapé par ZeniMax Media

Chris First avait dévoilé le projet sur X le 28 septembre. La vidéo de présentation aurait dépassé 3,5 millions de vues, attirant rapidement l’attention sur ce jeu gratuit accessible depuis un navigateur.
Quelques jours plus tard, son créateur a reçu une mise en demeure attribuée à ZeniMax Media, maison mère de Bethesda. Le courrier rappelle que l’entreprise, en tant que détentrice des marques, est tenue de surveiller et de combattre leur utilisation non autorisée ou contrefaisante.

Le jeu a depuis été placé en accès privé. Bethesda n’a, pour l’heure, publié aucun commentaire sur cette intervention.
Un jeu ambitieux écrit avec Claude Opus 5.5
Chris First affirme que le projet a été écrit avec Claude Opus 5.5. Son contenu comprenait 117 lieux, 112 personnages et 46 armes, auxquels s’ajoutaient des quêtes, des arbres de dialogue, le système V.A.T.S. et un Pip-Boy fonctionnel.

La réalisation se distinguait également par l’absence de fichiers de textures et de sons. D’après son auteur, chaque bâtiment, arme, visage et effet sonore était directement généré par le code.
L’emploi du nom Fallout rendait toutefois une réaction juridique probable, même pour un projet distribué gratuitement. Take-Two avait adopté une démarche comparable quelques jours auparavant contre un projet visant à porter GTA 5 sur Android, entraînant également l’annulation de sa version mobile.

Bethesda protège une licence toujours très active
Cette vigilance intervient alors que la franchise reste au cœur du calendrier de Bethesda. L’éditeur a confirmé que quatre jeux Fallout étaient en développement, tandis qu’inXile Entertainment travaillerait également sur un nouvel épisode à un stade précoce.
Le retrait illustre surtout la limite des productions générées avec l’IA : leur ampleur technique peut progresser très vite, mais l’automatisation ne règle ni les droits de marque ni ceux attachés à un univers existant. Une diffusion publique massive suffit désormais à faire passer en quelques heures un prototype expérimental sous le regard des ayants droit.
Source : Chris First on X