
Enermax a profité du Computex 2026 pour relancer un nom bien connu des amateurs d’alimentations haut de gamme : MaxTytan. La nouvelle MaxTytan II 1650W ATX 3.1 Titanium vise clairement les configurations extrêmes, avec une fiche technique pensée pour les GPU modernes et les stations de travail lourdes.
Le message est simple : Enermax veut revenir dans la discussion des alimentations premium. Sur un marché où les cartes graphiques haut de gamme imposent des contraintes très fortes sur le 12V-2×6, les pics transitoires et la qualité des câbles, une alimentation de 1650 W ne se juge plus seulement à sa puissance maximale.
MaxTytan II 1650W : Titanium, ATX 3.1 et deux 12V-2×6 natifs
La MaxTytan II 1650W est certifiée 80 PLUS Titanium, le niveau le plus élevé de la certification 80 PLUS. Ce choix place directement le bloc dans la catégorie des alimentations destinées aux machines très puissantes, mais aussi aux utilisateurs qui veulent limiter les pertes énergétiques et la chaleur dégagée par l’alimentation elle-même.

Le bloc est également conforme à la spécification Intel ATX 3.1. C’est un point important pour les plateformes récentes, car cette norme encadre mieux la gestion des excursions de puissance et l’alimentation des cartes graphiques via les connecteurs modernes. Enermax annonce ici une prise en charge des power excursions jusqu’à 235 %, un chiffre qui vise les pics brutaux de consommation que peuvent générer les GPU haut de gamme.

La présence de deux connecteurs 12V-2×6 natifs est l’autre élément clé. Chaque câble peut délivrer jusqu’à 600 W à une carte graphique compatible. Pour une machine très chargée, une station de rendu ou une configuration orientée calcul, cela évite les empilements d’adaptateurs et simplifie le câblage. C’est aussi plus rassurant pour les utilisateurs qui ont suivi les débats autour des connecteurs 12VHPWR et 12V-2×6.

Une alimentation compacte pour sa catégorie
Malgré ses 1650 W, la MaxTytan II garde une profondeur de 172,8 mm. Ce n’est pas un bloc minuscule, mais c’est raisonnable pour une alimentation de cette puissance. Dans un boîtier haut de gamme, cette compacité relative peut faire la différence au moment de gérer les câbles, surtout avec deux connecteurs GPU natifs et une configuration riche en stockage ou ventilateurs.

Enermax annonce aussi l’utilisation de 100 % de condensateurs japonais. Sur ce type d’alimentation, ce n’est pas seulement un argument marketing : la stabilité, la tenue dans le temps et le comportement à forte charge sont essentiels. Un bloc de 1650 W s’adresse souvent à des machines qui tournent longtemps, parfois sous rendu, simulation, calcul ou encodage intensif.

Le refroidissement repose sur un mode semi-fanless avec fonctionnement zéro RPM à faible ou moyenne charge. L’intérêt est évident dans une machine haut de gamme qui ne tourne pas toujours à pleine puissance. Le ventilateur reste coupé lorsque la charge le permet, puis se réactive quand le bloc doit évacuer plus de chaleur.
La garantie de 13 ans place Enermax sur le terrain de la confiance
La garantie annoncée de 13 ans est probablement l’un des signaux les plus importants. Dans l’alimentation, la confiance se construit sur la durée. Les acheteurs qui investissent dans un bloc Titanium de 1650 W ne cherchent pas seulement une fiche technique impressionnante, mais une base stable pour plusieurs générations de composants.
La MaxTytan II 1650W vise donc trois profils : l’enthousiaste qui prépare une configuration GPU très haut de gamme, le créateur qui travaille sur des charges lourdes et l’utilisateur workstation qui veut une marge confortable. Dans ces trois cas, le bloc ne cherche pas à être discret dans son positionnement. Il veut redevenir une référence Enermax sur le segment flagship.
Il restera évidemment à surveiller le tarif et la disponibilité, deux éléments déterminants face à Seasonic, Corsair, be quiet!, Super Flower ou MSI. Mais sur le papier, Enermax revient avec les bons marqueurs : Titanium, ATX 3.1, double 12V-2×6, 235 % d’excursion de puissance, condensateurs japonais et garantie longue.
Source : PauseHardware depuis le Computex 2026