
L’émulation PS5 vient de dépasser les écrans de chargement et les menus sur PC. Kyty exécute désormais deux jeux 3D en gameplay réel, avec des performances encore très limitées.
Émulateur PS5 : Kyty passe au gameplay 3D
XIII tourne actuellement autour de 20 à 30 FPS. Le jeu affiche bien sa 3D en temps réel et prend les entrées du joueur en charge, mais les textures, l’éclairage et certaines portions des décors ne sont pas correctement rendus.
Dans l’état, le statut « jouable » doit être pris comme un palier de compatibilité précoce, pas comme une expérience exploitable du début à la fin. Le progrès est réel. La stabilité et la fidélité d’affichage ne suivent pas encore.
TMNT progresse mieux, mais reste sous les 25 FPS
Teenage Mutant Ninja Turtles: Wrath of the Mutants s’en sort mieux sur le plan visuel. Les personnages 3D et les environnements affichent moins d’erreurs, mais les performances restent bloquées autour de 22 à 24 FPS.
Un point notable : le jeu plante lors du premier lancement. Après redémarrage de l’émulateur, la session peut continuer sans nouveau crash signalé.
Kyty devant en démonstration, SharpEMU travaille le fond
Ces démonstrations placent Kyty en tête sur les séquences publiques de gameplay 3D. L’émulateur avait déjà atteint les menus, les vidéos et les premiers stades de rendu sur des titres comme Grand Theft Auto V, mais XIII et Wrath of the Mutants montrent plus clairement l’exécution de logiciels PS5 au-delà d’écrans statiques ou de séquences précalculées.
Au-delà de la prouesse logicielle, ces essais rappellent surtout combien un écran rapide reste décisif pour juger ce genre de progression, surtout quand chaque image compte encore.Pour aller plus loin, notre test de moniteurs OLED ultra-rapides pour suivre chaque frame donne un bon point de comparaison.
En parallèle, des captures officielles d’autres jeux 3D montrent encore des framerates très bas. L’avance de Kyty reste donc relative, mais visible.
SharpEMU cible Vulkan et la synchronisation GPU
SharpEMU progresse sur un axe différent, plus bas niveau. Ses développeurs travaillent sur des corrections Vulkan et sur des optimisations du moteur de rendu, avec notamment les transitions de layout d’image, la synchronisation des commandes GPU et la gestion des textures.
Ces changements doivent corriger le blocage qui empêche Astro Bot d’atteindre le gameplay, et pourraient améliorer la compatibilité sur d’autres jeux PS5. Kyty montre aujourd’hui les résultats les plus concrets en jeu, tandis que SharpEMU s’attaque à des verrous techniques plus profonds.
Comme souvent en émulation récente, le premier indicateur utile n’est pas le framerate brut mais la capacité à franchir les couches les plus sensibles du rendu et de la synchronisation GPU. Sur PS5, voir deux jeux 3D entrer en gameplay sur PC reste un signal important, même à 20 à 30 FPS et avec des défauts d’affichage encore marqués.
Source : Techjunkie Aman