
Une barrette mémoire portable achetée d’occasion au Japon semblait, au premier regard, parfaitement ordinaire. Mais après démontage, puis découpe d’un composant, la surprise est tombée : aucune véritable puce DRAM en silicium à l’intérieur. Une découverte qui rappelle forcément le faux Ryzen 9 9950X3D imprimé en 3D.
DDR5 contrefaite : les premiers signes sur ces SO-DIMM
L’alerte vient du compte X @taki_pc_1115, qui rapporte le cas d’un ami ayant acheté une barrette DDR5 SO-DIMM sur le marché de l’occasion japonais. À l’œil, le module semblait normal.

Une fois l’un des boîtiers retiré puis sectionné, la pièce ne renfermait pas de puce mémoire fonctionnelle. TAKI a d’abord parlé de plastique, avant de corriger son message en indiquant que le matériau ressemblait plutôt à de la fibre de verre.

Ce qui attire l’œil sur le PCB
Plusieurs utilisateurs ont relevé des détails inhabituels sur le module montré en photo : bords de PCB plus arrondis, couleur de carte plus claire, forme du PMIC différente et marquages incohérents sur les boîtiers mémoire. Une étiquette de mémoire est bien présente, mais elle ne suffit visiblement pas à garantir l’authenticité.
Un autre utilisateur de X a aussi pointé une annonce sur Yahoo Auctions, en ajoutant que des modules similaires avaient circulé sur Mercari. Le cas ne semble donc pas isolé.

Le marché de l’occasion devient plus risqué sur la DDR5
TAKI souligne que la fraude est plus simple à repérer sur de la mémoire portable, car les puces restent visibles. Sur la DDR5 de bureau, la majorité des kits grand public sont couverts par des dissipateurs qui masquent le PCB et les boîtiers DRAM.
Dans ce contexte, un kit DDR5 d’occasion ou vendu comme non testé devient nettement plus risqué, sauf si l’acheteur peut comparer précisément l’implantation du PCB avec des photos vérifiées du même numéro de référence. Le contrôle visuel reste utile, mais il ne suffit plus dès qu’un heatspreader cache l’ensemble.
Ce n’est pas la première fraude du genre autour de la DDR5. Des kits scellés contenant en réalité de la DDR2 ont déjà été signalés, tout comme des barrettes de DDR4 dissimulées sous des dissipateurs au style DDR5. Corsair a d’ailleurs modifié plus tôt cette année l’emballage de certains kits Vengeance DDR5 afin de mieux détecter les retours falsifiés et les échanges avec modules factices.
Pour l’achat d’occasion, la hiérarchie des vérifications change clairement. Sur un kit ouvert, la lecture du SPD, la comparaison du PCB exact, du PMIC et des marquages deviennent plus importantes que l’étiquette ou l’emballage, surtout sur une génération où l’habillage masque souvent l’essentiel.
Source : VideoCardz