
Dangbei DBOX02
Note Globale - 8.1
8.1
Pensé pour un usage salon sans contrainte, le Dangbei DBOX02 mise sur une forte luminosité, une source laser ALPD et une intégration logicielle complète via Google TV. À mi-chemin entre vidéoprojecteur home cinéma et solution lifestyle tout-en-un, il cherche avant tout à simplifier l’accès à la très grande image, sans sacrifier les performances essentielles. Reste à savoir si cet équilibre tient face à une concurrence de plus en plus agressive.
Avec le DBOX02, Dangbei cherche clairement à franchir un cap sur le segment des vidéoprojecteurs lifestyle 4K destinés au salon. Le constructeur ne vise pas ici les installations home cinéma dédiées, mais plutôt un usage polyvalent, capable de remplacer un téléviseur de très grande diagonale tout en conservant une mise en œuvre simple et rapide. Projection 4K UHD, source laser ALPD, forte luminosité, Google TV intégré avec Netflix natif et nombreuses assistances automatiques à l’installation constituent le socle de sa proposition.
Sur le papier, le Dangbei DBOX02 s’inscrit dans la catégorie des projecteurs dits « tout-en-un », conçus pour être utilisés sans boîtier externe, sans réglages complexes et sans environnement totalement maîtrisé. Il s’adresse donc en priorité aux utilisateurs souhaitant profiter d’une image très large en salon, parfois avec une lumière ambiante résiduelle, tout en conservant un accès direct aux plateformes de streaming. À ce titre, la présence officielle de Google TV et de Netflix constitue un argument fort, encore relativement rare dans cette gamme de produits.
Le constructeur met également en avant une luminosité élevée, censée assurer une image exploitable sur de grandes diagonales, ainsi qu’un ensemble de fonctions intelligentes regroupées sous l’appellation InstanPro AI. Autofocus, correction trapézoïdale automatique, adaptation à l’écran et évitement d’obstacles visent à simplifier l’installation au maximum, même dans des configurations imparfaites. Cette approche privilégie clairement le confort d’usage et la rapidité de mise en service, parfois au détriment d’un positionnement purement cinéphile.
Au moment d’écrire ces lignes, le Dangbei DBOX02 est affiché à 1 439 € sur Amazon, un tarif particulièrement agressif au regard de sa fiche technique et de son positionnement initial plus proche des 1 700-1 800 €. À ce niveau de prix, il se retrouve en concurrence directe avec plusieurs références bien établies, qu’elles soient orientées contraste, colorimétrie ou polyvalence multimédia.
Dans ce test, nous revenons en détail sur la conception du Dangbei DBOX02, son installation, son interface, ses performances réelles en image et en son, ainsi que ses limites objectives. L’objectif est de déterminer si ce projecteur tient ses promesses dans un usage domestique quotidien et s’il constitue, à son tarif actuel, l’une des références les plus pertinentes du marché pour un vidéoprojecteur 4K laser orienté salon.
Emballage et contenu du Dangbei DBOX02
Le Dangbei DBOX02 est livré dans un emballage sobre et bien présenté, mettant en avant le produit et ses principaux arguments dès la face avant, avec la mention de la compatibilité Google TV, de la projection 4K et de la source laser ALPD. Les faces latérales et arrière détaillent les usages typiques en salon, les fonctions d’assistance à l’image ainsi que les services de streaming pris en charge, sans surcharge marketing excessive.

À l’ouverture, l’ensemble est correctement calé dans une mousse épaisse, assurant une bonne protection durant le transport. Le contenu se limite à l’essentiel, en cohérence avec le positionnement lifestyle du projecteur. On retrouve le DBOX02, une télécommande Bluetooth accompagnée de ses piles AAA, un bloc d’alimentation externe, le câble secteur, un chiffon de nettoyage et la documentation utilisateur. L’absence d’accessoires superflus est compensée par une présentation claire et soignée, qui permet une mise en service immédiate dès la sortie de boîte.
Fiche technique
| 🖥️ Affichage | |
| Technologie | DLP |
| Luminosité | 2450 ISO Lumens |
| Puce d’affichage | 0.47″ UHD DMD |
| Source lumineuse | Laser (ALPD® Laser) |
| Durée de vie | 30 000 heures |
| Résolution | 4K UHD (3840×2160) |
| Taux de rafraîchissement | 4K @ 60Hz / 1080p @ 240Hz |
| Formats HDR | HDR10+, HDR10, HLG |
| 3D | ✓ Oui (Full HD) |
| MEMC | ✓ Oui |
| Fonctions spéciales | Luminosité IA, Protection oculaire |
| 📽️ Projection | |
| Rapport de projection | 1.27:1 |
| Taille d’image | 60″ à 200″ (recommandé : 80″ à 120″) |
| Mise au point auto | ✓ Oui (dToF + Caméra) |
| Correction trapèze auto | ✓ Oui (±30°) |
| Adaptation écran intelligente | ✓ Oui |
| Évitement obstacles | ✓ Oui |
| Modes de projection | Avant, Arrière, Plafond avant/arrière |
| Zoom | 100% – 50% |
| 🔊 Audio | |
| Haut-parleurs | 2 × 12W |
| Technologies audio | Dolby Digital / Dolby Digital Plus / DTS:X |
| ⚙️ Système | |
| RAM | 2 Go DDR3 |
| Stockage | 32 Go eMMC 5.1 |
| Système d’exploitation | Google TV |
| Apps préinstallées | Netflix, YouTube, Prime Video, Hulu, Disney+ |
| Chromecast | ✓ Intégré |
| Mises à jour OTA | ✓ Oui |
| 🔌 Connectivité | |
| Entrées | USB 2.0 ×2, HDMI 2.1 ×1, HDMI eARC ×1, LAN ×1 |
| Sorties | Jack 3.5mm ×1, SPDIF optique ×1 |
| WiFi | Wi-Fi 6 Dual-band 2.4/5GHz |
| Bluetooth | Bluetooth 5.2 / BLE |
| 📦 Caractéristiques | |
| Consommation | ≈150W |
| Bruit | Mode standard : <30dB |
| Dimensions | 236 × 201 × 163 mm |
| Poids | 4 kg (sans support) |
| Télécommande | Bluetooth (2× AAA) |
| Prix | 1439€ |
Design et construction
Le Dangbei DBOX02 adopte un format cubique compact, caractéristique des vidéoprojecteurs lifestyle récents. Avec des dimensions de 236 × 201 × 163 mm pour un poids d’environ 4 kg, il reste relativement facile à manipuler et à déplacer, tout en offrant une bonne stabilité une fois installé. Le châssis repose principalement sur du plastique moulé, avec une combinaison de surfaces gris foncé mates et d’éléments noirs brillants.

La face avant se distingue par un large panneau lisse et brillant, qui intègre le bloc optique ainsi que les capteurs nécessaires aux fonctions automatiques. On y trouve notamment la caméra et le capteur dToF utilisés pour l’autofocus et les corrections d’image. Cette surface apporte une touche visuelle plus premium, mais se montre sensible aux traces de doigts et à la poussière.


Les flancs gauche et droit, ainsi que la face arrière sous la zone de connectique, sont habillés d’une large grille perforée de couleur bleu pétrole. Cette grille joue un double rôle : elle participe à la diffusion sonore des haut-parleurs intégrés et facilite la circulation de l’air. Le projecteur intègre en effet une ventilation active, indispensable pour dissiper la chaleur générée par la source laser. Ce système est assisté par ces larges ouvertures latérales et arrière, ce qui impose de laisser un espace suffisant autour du châssis, en particulier lors d’une installation en meuble ou dans un environnement confiné.

La connectique est entièrement regroupée à l’arrière et se montre complète pour un usage salon. Elle comprend deux ports HDMI, dont un compatible eARC, deux ports USB-A, une sortie audio optique S/PDIF, une prise jack 3,5 mm ainsi qu’un port Ethernet. Les connexions sans fil sont assurées par le Wi-Fi 6 bi-bande et le Bluetooth 5.2. L’alimentation passe par un bloc externe, ce qui permet de limiter l’échauffement interne du projecteur.

Les commandes physiques sont réduites au strict minimum. Un bouton capacitif situé sur le dessus permet la mise sous tension et la mise en veille, mais aucun autre réglage n’est accessible directement depuis le châssis. L’ensemble de l’interaction repose donc sur la télécommande Bluetooth et l’interface logicielle.

Enfin, le dessous du projecteur intègre un pas de vis standard 1/4″, identique à celui utilisé sur les trépieds photo et vidéo. Cette solution permet une installation sur trépied ou support orientable, et compense l’absence de pied réglable intégré. Elle offre une plus grande liberté pour ajuster précisément la hauteur et l’axe de projection, un point particulièrement utile pour limiter le recours aux corrections numériques.
Installation et mise en route
Une fois sorti de sa boîte, le Dangbei DBOX02 ne nécessite aucune manipulation complexe pour être opérationnel. Le projecteur peut être simplement posé sur un meuble, mais il dispose également d’un pas de vis standard 1/4″ sous le châssis, permettant une installation sur trépied. C’est la configuration que nous avons retenue lors de nos essais, afin d’ajuster précisément la hauteur et l’axe de projection, en l’absence de pied réglable intégré.

Le positionnement s’effectue face à un mur clair ou à un écran de projection. Avec son rapport de projection de 1,27:1, le DBOX02 permet d’obtenir une image d’environ 100 pouces avec un recul proche de 2,8 mètres, une distance compatible avec un usage en salon.

La mise sous tension s’effectue via le bouton capacitif situé sur le dessus du projecteur ou à l’aide de la télécommande Bluetooth. Lors du premier démarrage, un appairage de la télécommande est requis. La procédure est guidée à l’écran et ne prend que quelques secondes.

Dans notre cas, une mise à jour du firmware a été proposée après la connexion au réseau, un processus relativement long mais nécessaire avant de poursuivre la configuration.

Dès l’allumage, le projecteur déclenche automatiquement ses principales aides à l’installation, notamment l’autofocus et une correction géométrique de base, permettant d’obtenir rapidement une image exploitable sans réglages manuels immédiats.
La connexion au réseau intervient ensuite via l’interface Google TV, en Wi-Fi ou par câble Ethernet. Une fois connecté, le projecteur est immédiatement opérationnel, avec un accès natif aux principales plateformes de streaming, dont Netflix, sans boîtier externe ni manipulation logicielle.

Configuration et fonctionnalités
Le Dangbei DBOX02 s’appuie sur un ensemble de fonctions regroupées sous l’appellation InstanPro AI, destinées à simplifier l’installation et l’usage quotidien du projecteur, en particulier dans un environnement non dédié. Ces automatisations reposent sur la caméra frontale et le capteur dToF intégrés en façade.

La mise au point automatique constitue l’un des points forts du système. L’autofocus se déclenche rapidement au démarrage et se relance systématiquement après un déplacement du projecteur. En pratique, il se montre fiable et précis, avec une image nette obtenue en quelques secondes, sans nécessité d’intervention manuelle. Un réglage manuel reste toutefois accessible via le menu Projector ou directement depuis la télécommande pour les utilisateurs souhaitant affiner la mise au point.

La correction trapézoïdale est proposée en mode automatique ou manuel. Le mode automatique ajuste efficacement la géométrie de l’image lorsque le projecteur n’est pas parfaitement aligné face à l’écran. Le mode manuel permet quant à lui un réglage point par point, utile dans les configurations plus complexes. Comme sur la majorité des projecteurs DLP, ces corrections numériques ont un impact direct sur la luminosité et la latence, ce qui incite à les désactiver dès lors qu’un positionnement mécanique précis est possible.
Le DBOX02 intègre également des fonctions d’adaptation intelligente à l’environnement. Le Screen Fit permet de détecter automatiquement les bordures d’un écran de projection et d’ajuster l’image en conséquence, tandis que la détection d’obstacles vise à éviter la projection sur des cadres, interrupteurs ou objets présents sur le mur. Ces outils se montrent efficaces dans un contexte domestique classique, mais reposent eux aussi sur un traitement numérique de l’image.
Dans les faits, l’ensemble de ces fonctionnalités apporte un réel confort d’utilisation, en particulier pour une installation rapide en salon. En contrepartie, leur activation entraîne une réduction mesurable de la luminosité et peut empêcher l’accès à certains modes à faible latence. Pour tirer le meilleur parti du projecteur, il est donc recommandé de privilégier un alignement physique soigné, par exemple via un trépied ou un support orientable, et de limiter l’usage des corrections automatiques aux situations où elles s’avèrent réellement nécessaires.
Télécommande et interface
Le Dangbei DBOX02 est livré avec une télécommande Bluetooth au design minimaliste, pensée pour une utilisation centrée sur l’interface Google TV. La prise en main est immédiate, avec une disposition simple des boutons et des raccourcis dédiés vers certaines plateformes de streaming comme YouTube, Prime Video et Netflix.
En revanche, cette télécommande montre rapidement ses limites dans un contexte de réglages avancés. Elle ne dispose pas de rétroéclairage, ce qui peut compliquer son utilisation dans une pièce sombre, et surtout, elle ne propose aucun accès direct aux paramètres audio ou vidéo. Toute modification de l’image ou du son nécessite de passer par les menus de configuration, ce qui interrompt la lecture en cours et empêche les ajustements en temps réel pendant un contenu.

L’interface Google TV constitue en revanche un point fort notable. Elle offre un accès natif au Play Store et permet l’installation officielle de Netflix, sans contournement ni application tierce, un point encore trop rare sur les vidéoprojecteurs Android. La navigation est globalement fluide, avec une organisation claire des contenus et des recommandations bien intégrées.

Dans l’usage, quelques ralentissements ponctuels ont toutefois été observés lors de la navigation dans les menus, donnant parfois une impression de latence ou de micro-buffering. Ces ralentissements restent occasionnels et n’affectent pas la lecture des contenus, mais rappellent les limites matérielles de la plateforme embarquée.
Dans l’ensemble, l’expérience logicielle se montre moderne et accessible, parfaitement adaptée à un usage salon orienté streaming. En revanche, les utilisateurs souhaitant ajuster finement l’image ou le son regretteront une télécommande trop basique et une gestion des réglages qui privilégie la simplicité au détriment de la flexibilité.
Performances et expérience d’image
Les performances du Dangbei DBOX02 reposent avant tout sur sa luminosité élevée, qui constitue son principal argument face à la concurrence. D’après les mesures publiées par plusieurs médias spécialisés, le projecteur dépasse largement sa spécification annoncée en mode Vivid (High Performance), avec des valeurs pouvant atteindre environ 2 760 lumens ANSI.

Les modes plus équilibrés restent nettement moins lumineux, mais conservent un niveau confortable pour un usage en salon, tout en maintenant un fonctionnement beaucoup plus discret. En pratique, le mode High Performance s’accompagne d’un bruit de ventilation très marqué, peu compatible avec un visionnage prolongé, tandis que les autres modes restent nettement plus silencieux.

La colorimétrie constitue l’un des points forts du DBOX02. Le mode Movie offre une restitution très précise dès la sortie de boîte, avec un équilibre des couleurs et un gamma proches des références. Les relevés disponibles font état d’un Delta E inférieur à 2 en SDR, un résultat rarement atteint dans cette gamme de prix. Des réglages avancés sont accessibles pour affiner l’image, incluant balance des blancs et CMS, même si un étalonnage poussé reste peu probable pour la majorité des utilisateurs.

La gestion du HDR est également convaincante pour un projecteur de cette catégorie. Le DBOX02 prend en charge les formats HDR10, HLG et HDR10+, mais fait l’impasse sur le Dolby Vision. Le tone mapping est bien maîtrisé, avec un rendu HDR souvent plus flatteur que le SDR, grâce à une bonne gestion des hautes lumières et une préservation satisfaisante des détails. La couverture colorimétrique reste toutefois limitée par la technologie DLP 0,47″, sans atteindre les performances des modèles trilaser plus onéreux.
Le contraste constitue en revanche la principale limite du projecteur. Les mesures rapportées situent le contraste natif autour de 800:1, un niveau conforme à la moyenne des DMD 0,47″, mais sensiblement inférieur à celui des projecteurs équipés de puces plus grandes ou de sources lumineuses plus avancées. Les noirs apparaissent gris foncé plutôt que profonds, mais les détails dans les scènes sombres sont bien préservés, évitant l’écrasement fréquent à ce niveau de prix.

L’upscaling des sources Full HD vers la 4K est correct, sans miracle sur les contenus de faible qualité. Une mise à jour logicielle récente a ajouté la prise en charge du Blu-ray 3D, complétant une compatibilité déjà présente avec les contenus 3D Full HD. De légers effets de speckle liés à la source laser peuvent être perceptibles, mais restent discrets dans un usage courant.

Côté audio, le système intégré de 2 × 12 W se montre au-dessus de la moyenne des projecteurs lifestyle. La restitution bénéficie d’une scène sonore large et de basses étonnamment présentes pour ce format, même si le volume maximal pourrait être légèrement plus élevé. La compatibilité eARC permet toutefois de déléguer facilement le son à une barre de son ou à un système home cinéma externe.
Enfin, le DBOX02 se montre polyvalent pour le gaming occasionnel. Il prend en charge la 4K à 60 Hz ainsi que le 1080p jusqu’à 240 Hz sur PC. Les mesures d’input lag rapportées tournent autour de 31 ms en mode Game, un niveau suffisant pour du jeu solo ou local, mais trop élevé pour un usage compétitif. À noter que le mode faible latence devient indisponible dès lors qu’une correction géométrique est activée.








Consommation
Le DBOX02 consomme environ 129.5 Watts en mode Film, dans la norme pour un projecteur laser de cette catégorie. En mode haute performances la consommation grimpe à 163 watts.


La source laser ALPD est garantie 30 000 heures, soit plus de 10 ans à raison de 6h/jour.
Verdict








