
À Memphis, la course aux modèles d’IA se joue désormais à coups de centaines de milliers d’accélérateurs. Elon Musk entend approcher 1,2 million de GPU NVIDIA, une débauche de calcul destinée à combler rapidement l’écart avec OpenAI et Anthropic.
Colossus 2 doit ajouter 660 000 GPU GB300 d’ici fin 2026

Construit à Memphis depuis 2024, le projet Colossus dispose déjà d’une première phase opérationnelle. Colossus 1 s’appuie principalement sur 200 000 NVIDIA H100 de génération Hopper, auxquels Musk ajoute désormais 30 000 GB200, soit 230 000 GPU sur cette partie de l’infrastructure.
La seconde phase change d’échelle et de génération. Colossus 2 doit reposer avant tout sur le NVIDIA GB300, variante évoluée du GB200 associant le même processeur Grace à un GPU Blackwell Ultra.
Musk affirme que le centre de données fonctionne actuellement avec 110 000 GB200 et 440 000 GB300. Il prévoit d’activer 220 000 GB300 supplémentaires avant la fin de la semaine, puis une nouvelle tranche de 220 000 avant fin novembre et les 220 000 derniers avant fin décembre 2026.

Une infrastructure conçue pour revenir sur OpenAI et Anthropic
Ces échéances porteraient l’apport de Colossus 2 à 660 000 GB300 d’ici fin 2026. En additionnant les volumes annoncés pour les différentes phases, l’infrastructure visée approcherait 1,2 million de GPU NVIDIA, même si le calendrier reste fondé sur les déclarations de Musk.
Cette montée en puissance accompagne l’objectif affiché de SpaceXAI, appellation employée dans la source, de rivaliser avec les futurs modèles de classe Fable d’Anthropic et GPT-6 d’OpenAI. Musk estime que ces modèles pourraient être disponibles dans les deux à trois prochains mois.
Il rappelle que ses efforts dans l’IA n’ont que trois ans, contre six ans pour Anthropic et dix ans pour OpenAI. Si la progression conserve son rythme actuel, le dirigeant pense pouvoir placer SpaceX en tête dans environ six mois, tout en reconnaissant que déployer aussi rapidement une telle capacité de calcul reste extrêmement difficile.
Au-delà du nombre de GPU, le véritable verrou sera industriel : alimentation électrique, refroidissement, réseau à très haut débit et disponibilité des racks GB300 devront progresser au même rythme. Si ce calendrier est tenu, Colossus deviendra surtout un test grandeur nature de la capacité de NVIDIA et de ses partenaires à livrer puis interconnecter des grappes Blackwell Ultra à une échelle encore rarement observée.
Source : Wccftech