
Seize modules mémoire ont disparu de PC de jeu installés directement dans des chambres d’hôtel en Chine. Les machines ne démarraient plus, ce qui a mis les exploitants sur la piste d’une série de vols menée sur plusieurs établissements.
La police de Shihezi, dans la région chinoise du Xinjiang, indique avoir interpellé deux hommes soupçonnés d’avoir retiré 16 barrettes RAM de machines présentes dans quatre hôtels e-sport au cours du mois de mai. L’enquête a démarré après qu’un opérateur a constaté, lors d’une maintenance de routine, que plusieurs PC ne s’allumaient plus. En ouvrant les systèmes, le personnel a découvert l’absence des modules mémoire.
Barrettes RAM retirées de quatre hôtels e-sport
Les hôtels concernés ne sont pas des établissements classiques. Il s’agit d’hôtels e-sport, un format d’hébergement qui intègre directement dans les chambres des lits, des PC gaming et un accès Internet, afin de permettre à plusieurs clients de jouer sur place tout en passant la nuit sur site.
Quand les barrettes deviennent aussi faciles à retirer qu’à revendre, le vrai sujet n’est plus seulement la sécurité des chambres, mais aussi la manière dont la mémoire vive peut être mieux intégrée et moins exposée dans les machines ouvertes au public.
D’après les éléments relayés par la police, un premier suspect aurait commencé seul en retirant deux modules mémoire d’un ordinateur après avoir réservé une chambre. L’absence de détection immédiate l’aurait conduit à recruter un second homme. Entre le 15 mai et le 31 mai, le duo aurait ensuite visité quatre hôtels pour dérober 14 modules supplémentaires.
Revente des modules et identification des suspects
Les composants auraient été revendus via des plateformes de seconde main ainsi qu’auprès de boutiques informatiques physiques. Le produit total de ces ventes est estimé à 13 200 yuans, soit environ 1 840 dollars et, à titre indicatif, près de 1 700 euros.
Les enquêteurs ont croisé les images de vidéosurveillance des hôtels, les données d’enregistrement des clients et les relevés indiquant le moment où les PC ont cessé de fonctionner. Les deux hommes ont été arrêtés dès le lendemain puis placés en détention pénale. L’enquête se poursuit, tout comme les opérations de récupération du matériel.
Ce dossier rappelle surtout à quel point un parc de PC gaming en libre accès reste exposé aux vols de composants faciles à démonter et simples à écouler. La mémoire vive n’a ni verrou physique, ni traçabilité évidente à la revente, ce qui en fait une cible logique dès lors que la maintenance et l’inventaire ne sont pas très rapprochés.
Source : GMW