
Microsoft pousse l’offensive multi-plateformes, et la PlayStation 5 est clairement dans la ligne de mire. Conséquence logique d’un empire de studios élargi, Xbox veut lisser le rythme des sorties et des ports dès 2026.
Xbox PS5 : plus de régularité annoncée
Dans un échange avec GamesRadar, Craig Duncan, patron d’Xbox Game Studios, reconnaît des lancements PS5 « inconstants ». Il annonce une volonté claire : être plus cohérent et faire jouer leurs titres par « le plus de joueurs possible », y compris sur la console de Sony.
Objectif affiché, sans dogme d’un « day one partout ». Duncan insiste : chaque jeu et plateforme ont leurs contraintes. Si une équipe ne peut pas absorber un triple lancement Xbox/PC/PS5 de qualité, le port arrivera plus tard, mais correctement optimisé.
La stratégie reste flexible : certains titres débarqueront d’abord sur PC, d’autres d’abord sur Xbox. La ligne directrice, elle, ne bouge pas : limiter autant que possible les exclusivités rigides et maximiser l’audience.
Des exclusivités en recul, Sony ajuste sa riposte
Le mouvement s’inscrit dans la fin progressive de l’ère des exclusivités, déjà perceptible chez d’autres éditeurs majeurs. En face, Sony testerait un « Cross-Buy » permettant d’ajouter la version PC lors d’un achat sur PlayStation, autre signe d’un marché qui s’ouvre.
Si Xbox tient sa promesse de cadence en 2026, la PS5 deviendra un relais régulier pour ses licences, sans sacrifier la qualité des portages. Les studios first-party devront toutefois jongler avec des pipelines plus lourds et des fenêtres de sortie plus stratégiques.
Pour les joueurs, l’enjeu est clair : moins d’attente arbitraire, plus de versions natives bien adaptées au hardware cible. Pour l’industrie, la bascule multi-plateformes rebat les cartes des deals d’exclusivité et pousse à des stratégies de lancement modulaires, où l’optimisation prime sur la simultanéité.
Source : TechPowerUp