
Configurer un nouveau PC sous Windows 11 pourrait enfin redevenir une formalité. Microsoft teste une série de changements qui retirent plusieurs points de friction bien connus autour de Windows Update.
Windows 11 reprend la main sur l’installation initiale
Dans la dernière preview Windows Insider, Microsoft introduit une option très attendue pendant l’OOBE, la phase de configuration initiale du système. Il devient possible de terminer l’installation d’un PC sans appliquer immédiatement les mises à jour en attente.

Jusqu’ici, une machine neuve ou une installation récente pouvait accuser plusieurs mois de retard sur les correctifs de Windows 11, et le système imposait leur téléchargement avant d’aller plus loin. Résultat, des temps de mise en route allongés et une expérience inutilement frustrante pour ceux qui veulent simplement rendre la machine opérationnelle au plus vite.

Une pause de 35 jours, reconductible autant de fois que nécessaire
Microsoft ajoute aussi un calendrier dédié dans les paramètres de Windows Update pour suspendre les mises à jour jusqu’à 35 jours. La nouveauté importante, c’est que cette limite de 35 jours n’en est plus vraiment une : une fois la période écoulée, il est possible de relancer une nouvelle pause de 35 jours.
En pratique, cela revient à pouvoir repousser les mises à jour indéfiniment, sans plafond annoncé sur le nombre de reports. Pour les utilisateurs avancés, c’est un moyen simple d’attendre quelques jours avant d’installer une série de correctifs, le temps de vérifier l’absence de bug critique.

L’exemple cité est parlant : la mise à jour d’avril 2026 de Windows 11 peut déclencher, sur certains PC, un passage par la récupération BitLocker. Avec ce nouveau fonctionnement, il devient plus facile d’attendre le correctif suivant puis d’appliquer l’ensemble en une fois.
Arrêt, redémarrage et pilotes : moins de contraintes, plus de clarté
Autre changement réclamé de longue date, le menu d’alimentation conservera les options classiques Arrêter et Redémarrer, même lorsqu’une mise à jour est prête. Jusqu’à présent, Windows mettait surtout en avant Mettre à jour et redémarrer ou Mettre à jour et arrêter, ce qui forçait souvent la main au mauvais moment.
Désormais, une mise à jour peut rester en attente sans bloquer un arrêt ou un redémarrage standard. Microsoft promet aussi davantage de transparence sur les mises à jour, en particulier côté pilotes, un domaine où les informations fournies restent souvent trop vagues.
Ce virage reste discret, mais il corrige trois irritants historiques de Windows Update en une seule salve : l’installation initiale trop lourde, les pauses trop rigides et les redémarrages trop intrusifs. Pour les utilisateurs exigeants comme pour les intégrateurs, c’est probablement l’évolution la plus pragmatique de Windows 11 sur ce terrain depuis longtemps.
Source : TechPowerUp