
Thunderbird a dévoilé en Chine deux lunettes connectées distinctes : les GT Max, orientées grand spectacle vidéo, et les V4, focalisées sur la capture AI et l’usage continu. Les deux modèles sont déjà en test chez ITHome, qui publie un premier aperçu matériel.
Thunderbird GT Max : micro‑OLED tandem, FOV 59° et moteur optique PWG
Le design reste celui de lunettes noires à l’allure tech, pour 78 g environ sans appui‑nez. Le châssis conserve un port USB‑C avec DP pour la vidéo, des haut‑parleurs intégrés dans les branches et des boutons physiques. Les branches raccourcies de 8 mm et des bandes antidérapantes en mousse visent un port confortable allongé, sans appui gênant sur l’oreiller.

La bascule technique vient du « Peacock Light Engine 3.0 Max » et d’une architecture PWG (waveguide hybride) où le trajet optique remplace l’air par un milieu solide à haute transmission. Résultat annoncé : module optique aminci de 29 %, champ de vision élargi d’environ 30 % et suppression physique des reflets de surface et images fantômes en forte luminosité.
Affichage en Micro‑OLED tandem (Visionary 5.5e gen) piloté par une puce d’image dédiée Vision4000. Fiche technique: 1080p, pic à 1200 nits, 98 % DCI‑P3, contraste 200 000:1, ΔE < 2, rafraîchissement 120 Hz, PWM 3840 Hz avec faible pollution lumineuse (< 10 %). Le FOV de 59° équivaut à une image perçue de 267 pouces à 6 m, avec trois tailles d’affichage sélectionnables. Le kit AR revendique une première certification Dolby côté image.

Si l’on s’intéresse surtout à l’angle « cinéma portable » de cette génération, le parallèle le plus direct reste le dossier consacré aux lunettes AR Thunderbird GT Max, à leur champ de vision de 59° et à leur positionnement orienté grand spectacle vidéo, qui éclaire bien la logique produit derrière ce modèle.
Audio co‑mis au point avec Bang & Olufsen : transducteurs +38 % de surface, audio spatial et suivi de tête 360°. En option, le boîtier « Magic Box 2 » (4000 mAh, système FlyTouch) lit directement des contenus Dolby Vision. Les lunettes proposent des modes stabilisation/suivi/suspension. Tarifs en Chine : GT Max à 2599 ¥ (environ 332 €) et GT à 1899 ¥ (environ 243 €). Avec subvention locale (≈ 15 %), respectivement 2209 ¥ (≈ 282 €) et 1614 ¥ (≈ 207 €).
Thunderbird V4 : lunettes AI 38 g, capteur 1:1 et IP67
Plus fines et discrètes que les V3, les V4 tombent à 38 g et adoptent une certification IP67, rare sur ce segment où l’on croise surtout de l’IP54. Elles supportent pluie et transpiration sans précaution particulière.
La capture s’appuie sur un capteur OG09B 1/2,9 pouce au format natif 1:1, avec surface photosensible +50 % et pixel size effectif +109 % vs V3, optique f/2.2, ultra‑grand‑angle 17 mm et pipeline « Falcon Imaging 2.0 » pour mieux tenir en basse lumière. En sortie, 2,5K natif en horizontal comme en vertical.
Plateforme double puce Qualcomm AR1 + BES2800. Batterie « Blue Whale » semi‑solide avec capacité en hausse de 57 % : jusqu’à 11,5 h d’écoute. Étui de charge 3000 mAh fourni, jusqu’à 7 recharges complètes supplémentaires. L’audio est aussi co‑tuning avec Bang & Olufsen, avec une courbe optimisée pour des voix plus claires.
L’interface « Natural Dialogue 2.0 » combine conduction osseuse et triple micro, avec réveil à voix basse, compréhension contextuelle, interruptions naturelles et reformulations. Fonctions embarquées: reconnaissance visuelle (plantes, etc.), prise de notes avec transcription, intégration Alipay pour QR invisibles et paiement « Blue Ring ». Plusieurs dizaines d’agents AI préinstallés. Coloris : noir nuit, gris fumé translucide, vert. Prix : 2199 ¥ (environ 281 €), environ 1869 ¥ (≈ 239 €) après subvention locale.

En adoptant un waveguide hybride et une vraie puce d’image, Thunderbird pousse les lunettes « écran » sur un terrain plus crédible pour le home cinéma nomade, tout en séparant nettement l’usage quotidien avec des V4 légères, IP67 et outillées pour la voix/vision. Si les promesses de réflexion maîtrisée et de FOV élargi se confirment, la GT Max pourrait fixer un nouveau plancher technique en AR passif, pendant que la V4 montre que l’AI wearable peut enfin ressembler à des lunettes ordinaires sans sacrifier l’endurance.
Source : ITHome