
Avec DLSS 4.5 Super Resolution, NVIDIA livre une nouvelle itération de sa technologie d’upscaling phare. L’objectif est clair : corriger les défauts visuels apparus avec DLSS 4, tout en conservant les gains de performances qui font le succès du Super Resolution. Les premiers tests indépendants permettent désormais d’y voir plus clair, notamment sur l’équilibre qualité d’image versus framerate.
Rappel rapide : à quoi sert le DLSS Super Resolution
Le principe du DLSS Super Resolution reste inchangé. Le jeu est calculé dans une définition inférieure, puis reconstruit par IA vers une résolution plus élevée, par exemple du 1440p vers de la 4K.
L’intérêt est double : réduire la charge GPU et augmenter le nombre d’images par seconde, à condition que l’image reconstruite reste proche d’un rendu natif. Toute l’histoire du DLSS est donc une recherche permanente de ce compromis.
Ce que change réellement DLSS 4.5
DLSS 4.5 repose sur un nouveau modèle d’inférence, le Transformer Model 2.0. Dans les faits, cette évolution vise surtout à améliorer la stabilité temporelle de l’image. Les scènes complexes en mouvement sont plus propres, avec moins de scintillement et une réduction visible du ghosting sur les cheveux, les particules et certains arrière-plans.

Les surfaces d’eau, longtemps point faible du DLSS, progressent également. Dans plusieurs jeux récents, elles apparaissent plus stables et moins bruitées, même si elles ne rivalisent pas encore systématiquement avec les meilleures implémentations concurrentes basées sur d’autres approches IA.
Une compatibilité large, mais des effets très variables selon le GPU
DLSS 4.5 Super Resolution est activable sur toutes les cartes GeForce RTX, des séries 20 à 50, via les pilotes récents et la Nvidia App, sans attendre de mise à jour spécifique par jeu. Sur le papier, c’est un point fort évident.
Dans la pratique, les écarts de performances sont marqués selon la génération de GPU. Les cartes récentes, capables d’exploiter efficacement le format de calcul FP8, encaissent très bien la charge supplémentaire du nouveau modèle. À l’inverse, les générations plus anciennes doivent exécuter DLSS 4.5 en FP16, ce qui alourdit nettement le traitement.
Performances : le revers de la médaille


Les mesures réalisées en 4K avec le mode DLSS Performance montrent une tendance claire. Sur GeForce RTX 4000 et 5000, la perte de performances reste modérée, généralement autour de quelques pourcents, et demeure largement acceptable au regard des gains visuels observés.

Sur RTX 3000 et surtout RTX 2000, la chute est bien plus sensible, dépassant souvent les 10 % selon les scènes. Autrement dit, DLSS 4.5 améliore l’image, mais il n’est pas gratuit en termes de FPS, et ce coût devient rapidement dissuasif sur les architectures plus anciennes.
Les limites qui subsistent
Malgré ses progrès, DLSS 4.5 ne corrige pas tous les défauts structurels du DLSS. Les réflexions en ray tracing mal débruitées restent problématiques dans certains moteurs, et la végétation, si elle gagne en stabilité, perd parfois en finesse, donnant une image plus douce, voire légèrement floue à distance. Les artefacts de disocclusion sont atténués, mais pas totalement éliminés.
Verdict
DLSS 4.5 Super Resolution est sans doute la version la plus aboutie du DLSS SR à ce jour en matière de propreté visuelle. Ce n’est pas une révolution, mais une évolution solide qui corrige plusieurs irritants majeurs de DLSS 4. Pour les joueurs équipés de GeForce RTX 4000 ou 5000, l’activation de DLSS 4.5 est clairement pertinente : le gain en stabilité d’image compense largement la légère perte de performances. Sur RTX 3000 et 2000, le choix est plus délicat et doit se faire au cas par cas, en fonction du jeu et de la sensibilité personnelle aux artefacts visuels.
Les analyses détaillées et comparatifs scène par scène réalisés par ComputerBase confirment cette lecture : DLSS 4.5 affine l’existant plutôt qu’il ne le transforme, mais il pose une nouvelle référence qualitative pour l’upscaling signé Nvidia.