
Zenbook A16
Note Globale - 8.8
8.8
Avec le Zenbook A16 2026, ASUS signe l'un des ultraportables Windows les plus aboutis de l'année. Le Snapdragon X2 Elite Extreme devance tout le x86 Windows et tient ses performances sur batterie, la dalle OLED 3K est une référence (DeltaE 2,2, 100% DCI-P3, contraste infini), et le tout tient dans un châssis Ceraluminum de 1,2 kg avec une autonomie d'une journée complète. À 2000€, seuls l'antireflet insuffisant et une webcam décevante empêchent le sans-faute.
Windows ARM a longtemps été une promesse en attente de preuves. Sur le papier, l’idée était séduisante : des PC portables plus endurants, plus silencieux, plus légers et capables de rester réactifs loin d’une prise. Dans les faits, les premières générations ont souvent buté sur les performances, la compatibilité logicielle et une partie graphique trop limitée. En 2026, le contexte change nettement. Avec le Snapdragon X2 Elite Extreme, Microsoft, Qualcomm et les constructeurs comme ASUS veulent montrer que le PC ARM sous Windows n’est plus seulement une alternative expérimentale, mais une vraie proposition premium face aux ultrabooks x86 et aux MacBook.
C’est dans ce contexte qu’arrive l’ASUS Zenbook A16 2026 (UX3607OA), un Copilot+ PC qui ne cherche pas à jouer la carte du compromis. ASUS mise ici sur une plateforme ARM haut de gamme avec un Snapdragon X2 Elite Extreme X2E-94-100, 18 cœurs, 48 Go de mémoire LPDDR5X et un NPU Qualcomm Hexagon annoncé jusqu’à 80 TOPS. L’objectif est clair : proposer un ultraportable Windows capable de tenir la charge en productivité, en multitâche, en usages IA locaux et en création légère, tout en conservant les bénéfices attendus de l’ARM, à commencer par l’efficacité énergétique et l’autonomie.
Mais le Zenbook A16 ne se résume pas à son processeur. Il embarque une dalle ASUS Lumina OLED 16 pouces en définition 3K, au format 16:10, avec un taux de rafraîchissement de 120 Hz, une couverture 100 % DCI-P3, une certification VESA DisplayHDR True Black 1000 et une luminosité HDR annoncée jusqu’à 1100 nits. À cela s’ajoutent un SSD NVMe PCIe 4.0 de 1 To, le Wi-Fi 7, deux ports USB4, un lecteur de cartes SD 4.0, une webcam infrarouge compatible Windows Hello, une batterie de 70 Wh et un châssis en Ceraluminum qui permet à ce 16 pouces de rester à seulement 1,20 kg. Proposé à 1 999,99 € sur l’ASUS eStore, ce modèle vise clairement le haut du panier des ultraportables Windows.
La vraie question n’est donc pas de savoir si ce Zenbook A16 peut remplacer un PC gaming ou une station de travail équipée d’un GPU dédié. Ce n’est pas sa vocation. La question est plus intéressante : Windows ARM est-il enfin assez mûr pour devenir un PC principal à près de 2 000 € ? Compatibilité des applications, performances natives, comportement en émulation, autonomie réelle, silence, chauffe, qualité de l’écran OLED et intérêt concret des fonctions Copilot+ PC seront les vrais points à vérifier dans ce test.
Nous aborderons donc ce Zenbook A16 comme un ultraportable premium ARM avant tout. Le GPU Qualcomm Adreno sera bien évalué, y compris sur quelques jeux compatibles, mais le jeu vidéo restera ici un usage secondaire. L’intérêt principal de cette machine se situe ailleurs : dans sa capacité à combiner un grand écran OLED, un poids plume, une autonomie ambitieuse et une plateforme Snapdragon X2 Elite Extreme censée faire passer Windows ARM dans une nouvelle phase de maturité.
Emballage et contenu

ASUS livre le Zenbook A16 dans un carton kraft recyclable sobre, avec la mention « Incredible Comes From Within » gravée en façade et le logo Zenbook en filigrane. Pas de plastique visible, l’approche éco-responsable est cohérente avec le positionnement premium de la gamme. À l’intérieur, le portable est logé dans son propre écrin blanc siglé ASUS Zenbook, séparé du reste des accessoires rangés dans une boîte kraft distincte.

Le contenu est minimaliste : le portable, le bloc d’alimentation 130W USB-C avec son câble secteur à enroulement velcro, un guide de démarrage rapide et la carte de garantie MyASUS. Pas de housse, pas d’adaptateur, pas d’accessoire superflu. La garantie est de 36 mois, visible sur l’étiquette du carton.

Le bloc d’alimentation est compact pour sa puissance, mais son câble non détachable reste son principal défaut pratique en déplacement.
Fiche technique
| Modèle | ASUS Zenbook A16 UX3607OA |
| Processeur | Qualcomm Snapdragon X2 Elite Extreme X2E-94-100 |
| Cœurs | 18 cœurs Oryon v3, jusqu’à 4,7 GHz |
| NPU | Qualcomm Hexagon, jusqu’à 80 TOPS |
| GPU | Qualcomm Adreno X2-90 |
| RAM | 48 Go LPDDR5X soudée, 9 523 MT/s, 228 Go/s |
| Stockage | 1 To SSD NVMe PCIe 4.0 (SanDisk SN5100S) |
| Écran | 16 pouces OLED 3K (2880×1800), 16:10, 120 Hz, 0,2 ms |
| Luminosité SDR | 500 nits (478 cd/m² mesurés) |
| Luminosité HDR | 1 100 nits annoncés |
| Gamut | 100% DCI-P3 (99,96% mesurés) |
| Certification | VESA DisplayHDR True Black 1000, Dolby Vision |
| Connectique | 2x USB4 40 Gbps, 1x USB 3.2 Gen 2 Type-A, HDMI 2.1, SD 4.0, jack 3,5 mm |
| Sans fil | Wi-Fi 7 (Qualcomm FastConnect C7700), Bluetooth 5.4 |
| Webcam | FHD 1080p, IR Windows Hello |
| Audio | 6 haut-parleurs super-linéaires, Smart Amp |
| Batterie | 70 Wh, charge rapide 45W minimum (USB PD) |
| Alimentation fournie | 130W USB-C |
| OS | Windows 11 Home |
| Dimensions | 353,5 x 242,4 x 13,8-16,5 mm |
| Poids | 1,20 kg |
| Matériau | Ceraluminum |
| Coloris | Zabriskie Beige |
| Certification | MIL-STD 810H |
| Garantie | 36 mois |
| Prix | 1 999,99 € |
Design et construction de l’ASUS Zenbook A16 2026
L’ASUS Zenbook A16 joue dans une catégorie très particulière : celle des 16 pouces qui n’ont pas l’air d’en être. 1,20 kg sur la balance pour une diagonale de 16 pouces, c’est le chiffre qui résume tout. À titre de comparaison, le MacBook Air 15 pouces M5 est 300 grammes plus lourd, et la plupart des ultraportables 16 pouces concurrents dépassent les 1,5 kg. ASUS y arrive grâce au Ceraluminum, son alliage maison obtenu par traitement plasma de l’aluminium qui emprunte à la céramique sa dureté et sa résistance aux rayures tout en conservant la légèreté du métal. Au toucher, la surface a quelque chose d’une pierre polie, à la fois froide et dense, qui tranche avec l’aluminium brossé ordinaire. Le coloris Zabriskie Beige disponible en France est sobre, inspiré des badlands américains selon ASUS. Certains le trouveront trop neutre.

La rigidité de la base est remarquable pour ce format et ce poids. Le châssis ne fléchit pas, le clavier ne pompe pas au centre, et la charnière EasyLift permet d’ouvrir le capot d’un seul doigt sans que la base ne décolle.

Le couvercle est en revanche légèrement plus flexible que la base, et on note un léger wobble de l’écran à l’ouverture maximale, limitée à environ 135 degrés. Rien de rédhibitoire, mais perceptible sur une machine de ce prix. Le tout est certifié MIL-STD 810H.
Connectique : Tout le nécessaire, rien de superflu
La connectique du Zenbook A16 couvre l’essentiel sans superflu. À gauche, un port HDMI 2.1 plein format, deux ports USB4 Type-C 40 Gbps compatibles affichage et charge, et un jack audio combo. À droite, un port USB 3.2 Gen 2 Type-A et un lecteur de cartes SD 4.0. Un deuxième port USB-A aurait été apprécié pour les utilisateurs qui branchent souris et périphérique simultanément sans dongle.

Le lecteur SD mérite qu’on s’y arrête : il est compatible UHS-II et les débits réels sur cartes compatibles sont bons. En revanche, le standard SD Express, plus rapide, n’est pas supporté. Pour les photographes qui travaillent avec des cartes SD Express récentes, c’est un point à avoir en tête.

À noter que les ports USB-C relèvent de la norme USB4 propre à la plateforme Qualcomm, sans certification Thunderbolt Intel. En pratique la différence est marginale pour la plupart des usages, mais elle peut compter si vous dépendez d’un dock Thunderbolt spécifique.
Le Wi-Fi 7 est assuré par une puce Qualcomm FastConnect C7700, l’une des meilleures solutions sans fil disponibles sur PC portable en 2026. Elle supporte la norme Wi-Fi 7 dans son intégralité, incluant le mode MLO et les canaux 320 MHz, et ses débits sans fil dépassent largement ce que proposent les solutions Intel concurrentes dans cette catégorie. Le Bluetooth est annoncé en version 5.4 dans les specs ASUS.
Bon clavier, pavé tactile qui manque d’ambition
Le clavier du Zenbook A16 est un chiclet pleine taille rétroéclairé avec une course de 1,3 mm. La frappe est ferme, les touches sont stables sans effet de pompage au centre du châssis, et le rétroéclairage se règle sur plusieurs niveaux avec une activation automatique par capteur. Les touches bénéficient d’un traitement Excimer censé résister à 50 000 cycles de frottement sans usure de la sérigraphie. Rien à signaler de négatif, c’est un clavier efficace.

Le pavé tactile est large, quasiment bord à bord avec une surface de glisse de 15 x 10 cm, légèrement excentré vers la gauche. Il prend en charge les gestes multitouch Windows et les ASUS Smart Gestures, ce qui permet de contrôler le volume, la luminosité ou la timeline vidéo depuis les bordures. Pratique au quotidien. Deux bémols cependant : l’absence de retour haptique, que proposent désormais la plupart des concurrents premium dans cette catégorie, et des clics mécaniques un peu bruyants dans la partie basse du pavé. Le tap-to-click est recommandé pour éviter ce dernier point.
Audio surprenant, webcam à oublier
La webcam du Zenbook A16 est un capteur FHD 1080p avec module infrarouge compatible Windows Hello. La reconnaissance faciale fonctionne bien et déverrouille le PC rapidement, y compris dans des conditions d’éclairage difficiles. La qualité d’image en revanche est décevante : le piqué manque, le bruit numérique est visible dès que la lumière baisse, et les détails fins sont absents. C’est objectivement le point le plus faible de la fiche technique de cette machine.

Ce qui rattrape partiellement la mise : le NPU Hexagon de 80 TOPS prend en charge les Windows Studio Effects nativement, sans impact sur les performances CPU ni sur l’autonomie. Le cadrage automatique, le flou d’arrière-plan et le suivi des yeux fonctionnent de manière fluide sur batterie, là où les générations Snapdragon X précédentes sollicitaient les cœurs CPU pour ces tâches. Le résultat reste limité par le capteur, mais l’expérience en visioconférence quotidienne reste acceptable.

Pour l’audio, ASUS annonce six haut-parleurs super-linéaires. En pratique, deux tweeters sont positionnés au niveau de la charnière et deux modules double face occupent le repose-poignet, avec une membrane dessus et une dessous. Le résultat est franchement bon pour un ultraportable : le volume maximal atteint est élevé, les médiums et les aigus sont équilibrés et linéaires, et la restitution reste propre à volume modéré. Le seul défaut notable est un manque de basses, régulier sur ce format. Le MacBook Air M5 reste la référence absolue dans cette catégorie, mais l’écart s’est réduit par rapport aux générations précédentes de PC Windows.
La prise jack 3,5 mm offre un niveau de sortie généreux, suffisant pour piloter des casques à forte impédance, avec une distorsion imperceptible à l’écoute et une bonne séparation stéréo.
Logiciel
Le Zenbook A16 UX3607OA est livré sous Windows 11 Home. À noter pour les utilisateurs professionnels qui préféreront la version Pro, disponible sur le modèle UX3607QA.

Du côté ASUS, on retrouve la suite MyASUS, ScreenXpert et GlideX. MyASUS est l’outil central : il regroupe la gestion des profils de ventilation, le contrôle de la charge batterie, les mises à jour système et les fonctions OLED Care qui limitent le risque de marquage de l’écran. C’est utile et bien intégré, même si l’interface reste chargée. ScreenXpert gère la disposition des fenêtres sur écrans multiples, GlideX permet d’étendre l’espace de travail vers un smartphone ou une tablette.


Qualcomm propose en parallèle un Snapdragon Control Panel, optionnel, qui permet de gérer les drivers et de configurer des profils par application.


Un point important sur l’écran : MyASUS propose un mode DC dimming pour un affichage sans PWM. Le Zenbook A16 utilise du PWM à haute fréquence pour moduler la luminosité, fréquence suffisamment élevée pour être imperceptible pour la très grande majorité des utilisateurs, mais les personnes particulièrement sensibles au scintillement pourront activer le DC dimming dans MyASUS pour l’éliminer complètement.
Le reste du préinstallé est moins reluisant : bloatware habituel, essais Adobe Creative Cloud et Microsoft 365 d’un mois, Xbox Game Pass deux mois. Rien d’inhabituel dans la catégorie, mais rien de justifié non plus sur une machine à 2 000 euros.

Sur la question de la compatibilité ARM, le contexte a changé en 2026. Les navigateurs, la suite Adobe, les outils de productivité courants disposent tous de versions natives ARM. L’émulation x86 existe toujours pour les logiciels legacy et fonctionne de manière transparente dans la majorité des cas. Les exceptions restent les jeux avec anti-cheat et certains outils spécialisés. Avant tout achat, vérifier la compatibilité de ses outils métier reste conseillé si le workflow inclut des logiciels de niche.

Les fonctions Copilot+ sont présentes : Recall, Live Captions, Windows Studio Effects, Cocreator. Le NPU à 80 TOPS est le plus puissant du marché PC en 2026 et exécute ces fonctions sans solliciter le CPU. Live Captions en temps réel fonctionne bien, y compris hors ligne. Recall reste controversé sur le plan de la vie privée et est désactivé par défaut.
Écran ASUS Lumina OLED : 16 pouces en définition 3K
L’ASUS Zenbook A16 2026 embarque une dalle OLED de 16 pouces en définition 3K (2880 x 1800) au format 16:10, avec un taux de rafraîchissement de 120 Hz et un temps de réponse annoncé à 0,2 ms. La certification VESA DisplayHDR True Black 1000 et la luminosité HDR annoncée à 1100 nits placent ce panneau dans le haut du panier des ultraportables. L’écran n’est pas tactile.

Passons aux mesures réalisées avec notre protocole maison, Calman Ultimate couplé à une sonde i1Display Pro Plus.
Luminosité et contraste
En SDR, la luminosité de crête mesurée est de 478 cd/m², stable quelle que soit la taille du contenu affiché. Le test Peak Luminance vs Window Size ne révèle aucune dégradation entre une fenêtre à 2% et le plein écran, comportement atypique et positif pour un OLED portable : la plupart des panneaux de cette catégorie brident leur luminosité dès que la surface lumineuse dépasse 25 à 50% de l’écran. Ici, rien de tel.

Le contraste séquentiel est infini au sens propre du terme. La sonde mesure un niveau noir à 0 cd/m², en dehors de sa plage de détection. En usage réel, cela se traduit par des noirs absolus sans halo ni voile grisâtre, là où un LCD haut de gamme plafonne généralement autour de 2 000:1 à 5 000:1.

Couverture gamut : 100% DCI-P3 confirmé en labo
Trois modes ont été mesurés. En mode sRGB, la couverture atteint 99,37% du sRGB (CIE 1931 xy) avec des primaires très précises : c’est le mode à privilégier pour la bureautique et le web. En mode natif, la dalle couvre 99,96% du DCI-P3 et 148,59% du sRGB, confirmant les 100% DCI-P3 annoncés par ASUS. L’espace BT.2020 est couvert à 78,44%, ce qui est dans la norme pour un panneau de cette génération. L’AdobeRGB est couvert à 93,84% : la dalle manque légèrement sur les verts profonds propres à cet espace, point à noter pour les photographes travaillant exclusivement en AdobeRGB natif.



Précision colorimétrique : DeltaE 2,2 : imperceptible à l’œil nu
En SDR sur la mire ColorChecker X-Rite, le DeltaE 2000 moyen est de 2,20 avec un maximum à 3,33. Ces valeurs sont excellentes et en dessous du seuil de perception couramment admis à 3.

En HDR sur contenu natif, le DeltaE 2000 moyen reste maîtrisé à 2,68 avec un pic à 4,04, toujours très bon. Le DeltaE ITP, qui mesure la précision sur l’espace de perception étendu BT.2020, monte à 9,53 en moyenne avec un pic à 34,52 sur les couleurs très saturées en HDR : comportement typique d’un OLED grand gamut sans tone mapping agressif, sans incidence visible sur la majorité des contenus.

Un panneau de référence, un traitement antireflet à la traîne
Le panneau de ce Zenbook A16 est l’un des meilleurs que l’on puisse trouver sur un ultraportable Windows en 2026. La précision colorimétrique, la stabilité de luminosité et le contraste infini sont au niveau. Le seul regret, partagé avec nos confrères, concerne le traitement antireflet : il est insuffisant pour une machine à ce prix, et l’usage en plein soleil ou sous éclairage direct révèle ses limites plus vite qu’on ne le souhaiterait.

Performances : Le Snapdragon X2 Elite Extreme se défend bien
Le Snapdragon X2 Elite Extreme X2E-94-100 embarque 18 cœurs Oryon de troisième génération, 48 Go de mémoire LPDDR5X soudée directement sur le SoC avec une bande passante de 228 Go/s, et un NPU Hexagon annoncé à 80 TOPS. C’est la configuration la plus musclée disponible sur PC Windows en 2026, et les chiffres le confirment.
CPU
En Cinebench 2024, notre unité obtient 1 599 points en multi-core et 147 points en single-core.

En Cinebench 2026, les scores montent à 6 961 points en multi-thread et 628 points en single-thread. Ce dernier chiffre place le Snapdragon X2 Elite Extreme en deuxième position du classement single-thread de Cinebench 2026, derrière l’Apple M4 Max et devant l’Intel Core Ultra 9 285K de bureau. Un ultraportable qui devance du desktop haut de gamme en monocœur, c’est le résultat concret de l’architecture Oryon v3.

En Geekbench 6.7.1, le Zenbook A16 obtient 3 705 points en single-core et 22 811 points en multi-core. Comparé au MacBook Pro M5 Pro qui obtient respectivement 4 265 et 28 667 points, le Snapdragon accuse un écart de 13% en monocœur et 20% en multicœur. Apple conserve donc l’avantage en performance brute CPU, mais l’écart s’est sensiblement réduit par rapport aux générations précédentes, et le Zenbook A16 devance largement tous les PC Windows x86 de sa catégorie.
Un point important : les performances sont stables sur batterie. La machine ne bride pas significativement ses performances lorsqu’elle est débranchée, avantage structurel de l’architecture ARM sur les plateformes x86 concurrentes qui perdent souvent 20 à 30% de leur performance sans secteur.

Le NPU qui surpasse Apple sur les usages Copilot+
En Geekbench AI 1.7.0, les résultats sont contrastés selon le type d’opération. En Single Precision et Half Precision, le NPU Hexagon est distancé par le Neural Engine Apple, avec respectivement 2 150 contre 4 906 et 32 724 contre 46 478. En revanche, sur les inférences Quantized, qui correspondent aux usages IA locaux les plus courants sous Windows, le Zenbook A16 obtient 86 943 points contre 66 202 pour le MacBook Pro M5 Pro, soit un avantage de 31%.

C’est précisément sur ce type d’opérations que tournent les fonctions Copilot+ comme Live Captions, Windows Studio Effects ou Recall. Le NPU Hexagon est donc particulièrement bien optimisé pour l’écosystème Windows on ARM.
GPU : du mieux mais pas encore au niveau Intel
Le Zenbook A16 n’est pas un PC gaming, et il ne cherche pas à l’être. L’Adreno X2-90 représente néanmoins un bond significatif par rapport à la génération Snapdragon X précédente, avec des performances GPU pratiquement doublées. En 2026, cela positionne ce GPU intégré dans le haut du tableau des solutions graphiques intégrées.
En 3DMark Steel Nomad Light, notre unité obtient 5 420 points pour 40,15 FPS moyens, avec une fréquence GPU parfaitement stable tout au long du test : aucun throttling détecté. C’est un résultat solide qui place l’Adreno X2-90 devant les solutions AMD Radeon 890M et 880M, au niveau du GPU M5 d’Apple, et en retrait face aux Arc B370 et B390 d’Intel, présents dans des machines généralement plus lourdes et plus chères.

En pratique, Cyberpunk 2077 en 1080p détails élevés est jouable avec une expérience fluide. Baldur’s Gate 3 dans les mêmes conditions se comporte très bien, ce type de RPG au rythme posé correspondant parfaitement aux capacités de la machine. Pour les sessions occasionnelles en déplacement, c’est suffisant.
La compatibilité reste le vrai sujet. Certains titres génèrent des erreurs graphiques dès que les détails sont poussés, d’autres refusent simplement de se lancer, notamment à cause des systèmes anti-cheat non compatibles ARM. Avant d’acheter ce PC en espérant jouer à un titre spécifique, vérifier sa compatibilité Windows on ARM est indispensable.
L’AutoSR intégré à Windows 11 exploite le NPU pour upscaler l’image sur les titres compatibles sans nécessiter d’intégration de la part des développeurs. Qualcomm n’a pas encore de solution propriétaire équivalente au XeSS d’Intel ou au DLSS de NVIDIA, ce qui reste une lacune notable pour l’avenir de la plateforme en gaming.
SSD rapide, sans surprise
Le SSD NVMe PCIe 4.0 de 1 To est un SanDisk SN5100S. Il livre d’excellentes performances : 7 144 Mo/s en lecture séquentielle et 6 709 Mo/s en écriture, dans le haut du tableau pour cette génération. Les performances aléatoires 4K sont solides avec 314 188 IOPS en lecture et 232 895 IOPS en écriture en file d’attente profonde. Aucun throttling observé lors de nos tests.

Windows ARM en 2026 : le tournant est pris
Le tableau est nettement plus favorable qu’à l’époque du Snapdragon X Elite première génération. Les applications natives ARM couvrent désormais l’essentiel des usages courants : navigateurs, suite Adobe, outils de productivité, environnements de développement. L’émulation x86 fonctionne de manière transparente dans la majorité des cas, avec un coût en performance perceptible mais acceptable. Les exceptions restent les logiciels très spécialisés et certains outils de test. Avant tout achat, vérifier la compatibilité de ses outils métier reste indispensable si le workflow inclut des logiciels de niche.
Thermique et nuisances sonores
Le Zenbook A16 est remarquablement discret en usage quotidien. En lecture vidéo 4K HDR, notre sonde DEM201 relève 28,5 dB(A) à 30 cm, soit à peine au-dessus du bruit ambiant de la pièce. En navigation, bureautique et charge CPU modérée, le comportement est similaire : les ventilateurs restent quasi inaudibles. C’est l’un des bénéfices les plus concrets de l’architecture ARM au quotidien.

Sous charge soutenue combinée CPU et GPU, la mesure monte à 55 dB(A) à 30 cm avec les ventilateurs tournant à environ 5 100 et 5 800 RPM. C’est audible, mais ce niveau de sollicitation ne correspond pas à un usage représentatif de cette machine.

Côté températures SoC, le comportement sous stress intensif est celui attendu d’un châssis de 16,5 mm d’épaisseur à 1,2 kg : le SoC monte rapidement vers 100°C sous charge maximale, ce qui déclenche une réduction de fréquence de 4,2 GHz vers 3,5 GHz en régime stabilisé, avec des températures qui se maintiennent entre 90 et 95°C. Les scores de performance publiés dans ce test correspondent à ce comportement stabilisé, pas aux pics initiaux. En usage bureautique et multitâche courant, le SoC reste bien en dessous de ces valeurs et les ventilateurs s’arrêtent complètement.
Le SSD SanDisk SN5100S monte à 73°C en pic et 42°C en moyenne sur la sonde Assembly lors de passes CrystalDiskMark intensives, ce qui est dans les normes pour ce type de stockage sous charge soutenue.
Autonomie : Une journée complète, sans stress
La batterie de 70 Wh est le seul vrai choix contraint de cette configuration. ASUS aurait pu loger une cellule plus grande dans ce châssis, mais cela aurait compromis l’objectif des 1,2 kg. En pratique, c’est suffisant pour tenir une journée complète de travail sans chercher une prise.
En navigation Wi-Fi à luminosité modérée, on approche les 13 heures. En lecture vidéo locale, le cap des 16 heures est atteignable. En usage bureautique intensif à pleine luminosité, comptez 6 à 7 heures. Ces chiffres placent le Zenbook A16 dans la moyenne haute des ultraportables Windows 16 pouces, sans atteindre les records des MacBook Air qui bénéficient d’une batterie plus généreuse et d’une dalle IPS moins gourmande.

L’avantage ARM se confirme en veille : la consommation en standby est quasi nulle, ce qui signifie concrètement que le PC retrouve le même niveau de charge après une nuit complète sans secteur. C’est un confort d’usage réel que les plateformes x86 ne proposent pas encore.
La charge rapide est supportée dès 45W en USB Power Delivery, ce qui permet d’utiliser un chargeur compact de voyage. Le bloc 130W fourni est nécessaire pour la charge maximale et les usages intensifs, mais pas indispensable au quotidien.
Conclusion : Windows ARM a tenu sa promesse

