
Chez Tesla, le silicium avance désormais aussi vite que la feuille de route logicielle. Le groupe a bouclé l’AI5 destiné au Full Self-Driving, tout en répartissant déjà sa production entre Samsung et TSMC pour sécuriser les volumes.
Tesla AI5 entre en phase industrielle
Elon Musk a indiqué sur X que le design de cette nouvelle génération de puce IA pour le FSD était terminé. Il avait aussi affirmé plus tôt que l’AI5 viserait un niveau de performances comparable à l’architecture NVIDIA Hopper, avec deux puces AI5 capables d’égaler la puissance d’un seul processeur Blackwell.
Fin 2025, plusieurs informations faisaient déjà état d’un gain important pour l’activité fonderie de Samsung, alors en difficulté, après la décision de Tesla de partager la fabrication du nouvel accélérateur AI5 entre Samsung et TSMC. Les puces doivent être produites dans l’usine Samsung de Taylor, Texas, ainsi que sur le site de TSMC en Arizona.
La logique est claire : diversifier la chaîne d’approvisionnement et garder la main sur les livraisons, quel que soit le scénario de demande. Pour un acteur qui internalise de plus en plus son silicium, ce double sourcing réduit aussi le risque industriel sur une brique devenue centrale dans sa stratégie FSD.
Mémoire SK hynix et feuille de route déjà lancée
Samsung et TSMC ne sont pas les seuls impliqués. Tesla s’approvisionne aussi en DRAM chez SK hynix, visiblement sous la forme de mémoire LPDDR5X intégrée dans le package.
Le visuel partagé montre deux rangées de modules SK hynix à gauche et à droite, avec trois modules par rangée. Cela représente 12 modules LPDDR5X par puce AI5. Avec 16 Go par module, on arrive à 192 Go de LPDDR5X pour un seul SoC AI5.
AI6 et Dojo 3 déjà en préparation
Tesla viserait déjà des cycles de conception de neuf mois pour l’AI6. Ce futur composant resterait lui aussi dans une logique de coopération entre Samsung et TSMC, avec la possibilité d’y ajouter Intel pour l’empaquetage avancé.
Musk a confirmé que les projets AI6 et Dojo 3, ainsi que d’autres puces jugées « exciting », étaient en cours. Ce rythme dit beaucoup de l’évolution de Tesla : la société ne cherche plus seulement à acheter de la puissance de calcul, elle veut bâtir sa propre cadence de développement ASIC, au risque de se retrouver sur le terrain des grands concepteurs de semi-conducteurs plus vite que prévu.
Source : TechPowerUp