
Un correctif discret peut parfois peser plus lourd qu’une salve de nouvelles fonctions. Avec SteamOS 3.8.26, Valve s’attaque à un point sensible : les pertes de performances en jeu, là où l’OS doit justement convaincre face à Windows.
Depuis le lancement du Steam Deck, puis le retour des Steam Machines, SteamOS a surtout avancé sur le terrain de la compatibilité, du support matériel et des fonctions destinées aux jeux. Depuis la branche 3.8, Valve semble toutefois consacrer davantage de temps au polissage, et cette nouvelle bêta en est une illustration assez nette.
SteamOS 3.8.26 cible d’abord les régressions les plus visibles
Le changement le plus important concerne un problème de dégradation des performances observé dans certains cas où la composition est requise, typiquement avec le FSR activé. C’est probablement la correction la plus notable de cette bêta, car elle touche directement l’expérience de jeu.
Valve corrige aussi un bug en mode Bureau qui pouvait provoquer un gel occasionnel de Firefox en plein écran. Dans le même registre, l’OS n’autorisera plus des résolutions inférieures à 640 x 480 sur certains écrans, un comportement qui pouvait rendre l’interface pratiquement inutilisable.
VR, contrôleurs et consoles PC aussi au programme
La mise à jour embarque également un contournement pour un bug VR sous Unreal Engine 5 qui pouvait afficher un œil droit vide. Valve mentionne aussi une correction de l’instabilité Bluetooth avec la manette Nintendo Switch Pro (v1).
Du côté des machines tierces, un correctif rétablit la connectivité Wi-Fi sur la MSI Claw A1M après une régression introduite dans une précédente bêta. L’affichage de la batterie sur les modèles Lenovo Legion Go a lui aussi été corrigé.
Correctifs autour de la reprise et des cartes SD
Valve règle enfin plusieurs bugs liés aux cartes SD. La MSI Claw pouvait se figer à la reprise si une carte SD était présente pendant la mise en veille puis le réveil. Plus généralement, le système pouvait aussi geler à la reprise si une carte SD avait été retirée pendant la suspension.
Pris isolément, ces correctifs peuvent sembler modestes. Ensemble, ils montrent surtout que Valve travaille les points de friction qui empêchent encore SteamOS de s’imposer plus largement comme OS de jeu sur matériel moderne, en particulier face à un Windows qui reste dominant parce qu’il demande moins d’ajustements au quotidien.
Source : Valve