
La facture aurait pu être nettement moins douloureuse. Valve admet aujourd’hui que sa machine hybride arrive en plein mauvais cycle, avec une crise de la DRAM qui a visiblement renchéri l’addition d’environ 30 %.
Un tarif de la Steam Machine revu à la hausse par la mémoire
Pierre-Loup Griffais, ingénieur chez Valve, a indiqué dans un entretien accordé à IGN que l’écart entre le prix de lancement actuel et celui envisagé avant la crise de la RAM était « probablement similaire » à la hausse appliquée au Steam Deck en mai, elle aussi liée aux tensions sur les composants.
Pour prendre la mesure de ce positionnement, on peut aussi regarder les premières estimations de prix évoquées pour la Steam Machine, qui la plaçaient déjà bien au-dessus d’un simple produit d’appel.
En prenant cette base, la Steam Machine aurait pu démarrer autour de 730 à 750 dollars, soit environ 675 à 695 euros à titre indicatif. Ce niveau restait loin d’une machine bon marché, mais il change sensiblement la perception du produit face à son positionnement actuel.
Un positionnement plus proche de la PS5 que de la PS5 Pro
À ce tarif théorique, la machine de Valve se serait retrouvée très proche de la Sony PlayStation 5, et sous les 899,99 dollars de la PS5 Pro après les récentes hausses de prix décidées par Sony. L’argument aurait été plus audible pour un appareil capable de faire à la fois office de console et de PC de bureau.
La comparaison reste toutefois imparfaite. Là où les consoles traditionnelles comme la Xbox ou la PS5 peuvent être subventionnées par les ventes de jeux, Valve ne bénéficie pas du même verrouillage matériel. Il est possible d’installer Windows sur la Steam Machine, voire de jouer hors de l’écosystème Steam sans même retirer SteamOS, ce qui réduit fortement toute logique de subvention du hardware.
Ce point éclaire aussi le positionnement tarifaire de Valve. Même sans crise DRAM, la Steam Machine n’aurait jamais été pensée comme un produit d’appel, mais comme une plateforme ouverte dont le prix devait refléter bien davantage le coût réel des composants.
Source : TechPowerUp