
Western Digital pousse SanDisk sur le terrain du QLC en mobilité. À la conférence CFMS | MemoryS 2026 de la semaine dernière, la marque a dévoilé l’iNAND MC EU721, sa première solution UFS 4.1 en QLC destinée aux smartphones et appareils mobiles du segment « mainstream » au haut de gamme.
QLC en UFS 4.1, BiCS8 218 couches
Basé sur de la NAND BiCS de 8e génération avec empilement à 218 couches, l’iNAND MC EU721 vise des débits séquentiels annoncés à 4500 Mo/s en lecture et 4300 Mo/s en écriture. Le positionnement cible des usages IA côté terminal est explicite : traduction temps réel, traitement d’image avancé et fonctions AR, où la bande passante et la latence de la mémoire de stockage embarquée pèsent sur l’expérience.
SanDisk met aussi en avant un lot de fonctions de résilience et de sécurité intégrées : Advanced RPMB pour l’isolement et le stockage sécurisé, surveillance d’état pour la détection d’anomalies, et gestion des fragments via HID pour limiter la dégradation des performances au fil du temps. L’objectif est de contenir l’usure liée au QLC tout en maintenant un comportement stable sur la durée.
Capacités, disponibilité et cibles
Trois capacités sont prévues au lancement : 256 Go, 512 Go et 1 To. Les échantillons sont déjà en circulation auprès des OEM et la commercialisation est annoncée pour avril 2026. De quoi coïncider avec la prochaine vague de plateformes mobiles axées IA, où l’UFS 4.1 devient un plancher sur le haut du panier.
Le choix du QLC en eUFS est un jalon industriel important : densité accrue, coûts ramenés, mais exigence élevée sur le contrôleur, la gestion thermique et les algorithmes FTL pour tenir les écritures soutenues. Si SanDisk tient les 4,5/4,3 Go/s dans la vraie vie, les constructeurs pourraient arbitrer plus sereinement vers 1 To sur des modèles non « ultra-premium », tout en conservant une réactivité compatible avec les pipelines IA locaux.
Source : ITHome