
AMD pourrait bientôt modifier un choix devenu presque banal sur ses CPU desktop récents. Avec Ryzen 10000, la petite partie graphique intégrée laisserait place à un NPU, avec des conséquences bien plus larges qu’un simple ajustement de fiche technique.
Ryzen 10000 changerait la répartition du silicium
D’après une fuite relayée par le compte X Gotou_3rd, la future série desktop Ryzen 10000, connue sous le nom de code Olympic Ridge et attendue avec l’architecture Zen 6, abandonnerait l’iGPU intégré au profit d’un NPU embarqué.
Depuis les Ryzen 7000 Raphael basés sur Zen 4, AMD intègre pourtant une solution graphique minimale sur ses processeurs desktop. La logique a été conservée sur les Ryzen 9000 Granite Ridge en Zen 5, principalement pour l’affichage de base et le dépannage au démarrage.
L’idée serait donc de réaffecter cette surface de silicium à un bloc plus en phase avec les priorités actuelles. Dans un PC fixe, l’écrasante majorité des configurations DIY ou OEM s’appuie déjà sur une carte graphique dédiée, l’iGPU ne servant souvent qu’en secours lorsque le GPU principal pose problème.
Un AM5 orienté IA locale et mémoire DDR5 plus rapide
Ce basculement pourrait permettre à AMD d’accélérer les traitements d’IA en local, en déchargeant certaines tâches du GPU vers le NPU intégré au processeur. Si ce bloc dépasse 40 TOPS, la plateforme pourrait même viser la certification Copilot+ AI PC.
Dans cette logique, l’hypothèse d’un NPU intégré s’inscrit parfaitement dans la montée en puissance des références desktop pensées pour l’IA locale, à l’image des puces Ryzen AI 400G et PRO sur AM5 qui misent sur un NPU XDNA 2 tout en réduisant l’iGPU à l’essentiel.
Nouveau cIOD, mêmes bases côté chipset
La fuite indique aussi que le chipset de série 900 associé à Olympic Ridge resterait essentiellement basé sur le même Promontory 21. Le vrai changement se situerait dans un client I/O die redessiné.
Ce nouveau cIOD prendrait en charge les CUDIMM et CAMM nativement. AMD préparerait également la norme EXPO 1.2 pour l’overclocking de la mémoire DDR5, avec l’objectif de revenir au niveau d’Intel sur les fréquences mémoire.
Si cette orientation se confirme, AMD ferait un choix très desktop dans son approche du CPU grand public : moins de redondance graphique, plus d’accélération IA et un sous-système mémoire modernisé. Pour les joueurs équipés d’une carte graphique dédiée, la perte de l’iGPU serait marginale. Pour l’écosystème PC, en revanche, ce serait un signal clair sur la place que l’IA locale est en train de prendre jusque dans les processeurs AM5 classiques.
Source : TechPowerUp