
La feuille de route est déjà lancée sur plusieurs générations alors que la première vague n’a même pas encore réellement pris place dans le PC. NVIDIA affirme surtout avoir sécurisé suffisamment de capacité chez TSMC pour faire de RTX Spark autre chose qu’une curiosité haut de gamme.
RTX Spark vise désormais tout le marché PC
Lors de ses échanges avec la presse au Computex 2026, NVIDIA a indiqué avoir réservé assez de volumes sur le silicium N1X en 3 nm chez TSMC pour soutenir une croissance jugée robuste de RTX Spark dans l’industrie du PC. Le message est clair : la société ne positionne pas cette puce comme un produit de niche réservé aux power users et aux développeurs IA.
Pour ce segment très ciblé, NVIDIA dispose déjà du DGX Spark. RTX Spark doit, lui, s’étendre à l’ensemble du marché, des segments mainstream jusqu’aux machines les plus ambitieuses, avec plusieurs déclinaisons produit allant de l’entrée de gamme jusqu’au modèle le plus musclé montré au Computex.
À l’échelle de ce marché encore en construction, la logique de plateforme compte autant que la gravure elle-même : c’est ce qui explique pourquoi le duo matériel et logiciel autour de RTX Spark avec Grace Blackwell, mémoire unifiée et PC Windows finement intégrés dans une même architecture reste le meilleur point de départ pour comprendre la stratégie de NVIDIA.
N2X et N3X déjà dans les cartons
NVIDIA a aussi confirmé travailler déjà sur la deuxième et la troisième génération du silicium derrière RTX Spark, baptisées N2X et N3X. Ces futures puces doivent exploiter de nouveaux nœuds de gravure et de futures microarchitectures.
D’après les éléments évoqués, elles pourraient s’appuyer sur le CPU Vera et les blocs graphiques et calcul Rubin, puis sur la génération suivante Feynman pour la partie graphique et compute. NVIDIA précise par ailleurs que son arrivée sur le marché du PC a demandé plus de 3 ans de co-développement continu avec Microsoft, et que cette présence est appelée à durer.
Cette montée en gamme ne se limite pas aux annonces de génération : elle se traduit déjà par des machines concrètes, comme le premier aperçu tarifaire et technique du Lenovo Yoga Pro 7 équipé de RTX Spark, avec ses configurations 32 Go et 64 Go, qui donne une idée très tangible du positionnement visé.
Le point le plus intéressant reste moins l’annonce de nouveaux noms de puces que l’ampleur de l’engagement industriel. Sécuriser du 3 nm chez TSMC et parler déjà de N2X puis N3X suggère une stratégie de long terme, avec l’ambition de construire une vraie famille de PC autour de ses technologies CPU, GPU et IA, plutôt qu’un simple produit vitrine.
Source : TechPowerUp