
Une RTX 5090 sertie de 5 kg d’or a gagné 277 035 $ en sept mois, et son propriétaire n’a jamais cédé la pièce. Ironie du marché : la valeur de la carte grimpe en même temps que celle du métal précieux qui la compose.
Fabriquée avec près de 5 kg d’or, cette RTX 5090 ne passe évidemment pas inaperçue. Présentée comme une pièce unique lors du Bilibili World 2025, la ROG Astral Real Gold Edition dépasse aujourd’hui largement le statut de simple curiosité hardware.
En quelques mois seulement, la forte hausse du cours de l’or a mécaniquement fait bondir la valeur de la carte de plusieurs centaines de milliers de dollars, transformant ce GPU hors norme en véritable objet de collection… et presque en actif financier.
Une pièce unique, 5 kg d’or, et un acheteur bien réel
ASUS a présenté la ROG Astral Real Gold Edition à Bilibili World 2025, évolution directe de la ROG Astral Dhahab Edition. Là où la Dhahab n’utilisait que 6,5 g d’or 999, cette version a reçu environ 5 kg d’or pour un poids total d’environ 7,2 kg au lancement.

La carte n’était pas un simple décor. Tony Yu (ASUS Chine) a détaillé le process complet et confirmé qu’elle a été commandée par un collectionneur privé ayant fourni l’or, puis acquis l’exemplaire final. Elle n’a donc pas été refondue après la révélation de juillet.
L’or flambe, la RTX 5090 aussi
En août 2025, l’or s’échangeait en moyenne à 3 363 $/oz troy. Le 5 mars 2026, le cours quotidien atteignait 5 086 $/oz. Sur cette base, 5 kg passent d’environ 540 613 $ à 817 648 $ (+277 035 $, soit +51,2 %). En euros indicatifs, ~497 000 € à ~752 000 € au taux du jour.

Côté GPU, la GeForce RTX 5090 a été annoncée à 1 999 $ MSRP, mais se vend aujourd’hui près du double. La ROG Astral suit la même dérive haussière. Tony a plaisanté sur la mémoire, mais ici, « les cacahuètes » pèsent 5 kg d’or.
Le contexte est atypique pour du hardware PC, pourtant les deux variables clés montent : le support RTX 5090 et la réserve de valeur intégrée. Le parallélisme de hausse reste le fait notable.

Au-delà du clin d’œil, cet objet démontre que des éditions ultra-limitées adossées à une matière première monétaire réagissent davantage aux marchés des commodités qu’aux cycles GPU. Ce n’est ni une référence de pricing pour le grand public, ni un indicateur de tendance produit, mais un cas d’école sur la financiarisation des pièces vitrines.

Source : VideoCardz