
Démonter une carte à près de 7 000 dollars sur le marché secondaire, soit environ 6 450 euros, demande généralement un client très calme. Chez MIFCOM, le risque était déjà pris : l’AIO 360 mm d’origine avait disparu avant même l’arrivée de der8auer.
La MSI GeForce concernée n’est pas n’importe quel modèle. La LIGHTNING Z est limitée à 1 300 exemplaires, avec une cote qui a déjà été vue autour de 7 000 $, ce qui explique pourquoi peu de propriétaires iraient ouvrir le refroidissement d’usine.
RTX 5090 : une conversion sans bloc complet

Le projet mené par der8auer et son équipe ne remplace pas totalement l’ensemble thermique MSI. L’idée était de conserver la coque d’origine, le grand écran intégré, la base cuivre MSI et le guide de flux interne en caoutchouc, tout en rendant l’ensemble compatible avec des raccords standards de boucle custom.
Pour y parvenir, ils ont conçu un nouveau couvercle et un nouveau terminal qui viennent se greffer sur la plaque froide existante. Le résultat ne transforme donc pas la carte en waterblock classique. C’est une conversion intermédiaire, pensée pour préserver l’identité visuelle de la LIGHTNING Z.

Un point critique dans les matériaux
Les vérifications menées sur les matériaux ont mis en évidence un composant plus problématique que prévu. Une pièce qui semblait être en acier nickelé était en réalité en aluminium, recouvert d’environ 8 à 10 micromètres de nickel chimique.
Dans un AIO fermé avec un liquide contrôlé, aluminium et cuivre peuvent cohabiter. Dans une boucle ouverte, la situation change. Si le dépôt de nickel présente des pores ou subit des dommages, le risque de corrosion galvanique devient réel.
L’équipe a donc remplacé cette pièce par une plaque en acier inoxydable avec revêtement PVD, accompagnée d’un terminal assorti. De nouveaux pads thermiques de 1 mm ont aussi été installés, avec une interface thermique à changement de phase. Aucun overclocking n’a été tenté, et le BIOS le plus agressif n’a pas été activé, la carte appartenant à un client de MIFCOM.
52 à 54 °C sur une charge GPU de 800 W

Le test a été réalisé avec un radiateur externe MO-RA, trois pompes D5 et un débit proche de 190 litres par heure. Sous une charge GPU de 800 W, la carte fonctionnait d’abord autour de 54 °C.
Après presque une heure, le liquide atteignait environ 32 °C, tandis que le GPU restait entre 52 et 53 °C. Cela donne un delta liquide/GPU d’environ 20 °C. Pour une adaptation qui conserve l’habillage d’origine et l’afficheur, le résultat est propre.
Ce type de conversion intéressera surtout les intégrateurs haut de gamme : garder l’écran, la coque et la signature visuelle d’une carte aussi rare, tout en l’intégrant dans une boucle custom cohérente, a plus de valeur qu’un waterblock générique sur ce segment. Le point le plus intéressant reste ailleurs : la vérification des matériaux rappelle qu’un AIO fermé n’obéit pas aux mêmes contraintes qu’une boucle ouverte, même sur une carte à ce niveau de prix.
Source : VideoCardz