
Une RTX 4090 revient à la vie avec 20 Go de VRAM après la coupure d’un canal mémoire. Dans la foulée, un BIOS annonçant 48 Go démarre aussi, mais sans capacité réelle doublée.
RTX 4090 : réparation brute et BIOS atypiques
Le duo brésilien Jefferson Silva (Sidnelson) et Paulo Gomes a remis en service deux GeForce RTX 4090 en jouant sur le firmware. Sur une MSI RTX 4090 dont le PCB montrait des dégâts imputés à une flexion ou un choc, ils ont appliqué un BIOS modifié désactivant un canal mémoire. Résultat : la carte redémarre et fonctionne avec 20 Go de GDDR6X au lieu des 24 Go initiaux, contournant des liaisons mémoire ou pistes rompues.

Les moddeurs indiquent que ce BIOS 20 Go circule récemment et s’avère utile pour des réparations, notamment sur des cartes lourdes dépassant 2 kg, fréquemment victimes d’affaissement et de contraintes mécaniques. Les supports de renfort livrés par certains constructeurs, ou achetés séparément, restent un investissement basique pour limiter ces incidents.
BIOS 48 Go : démarrage OK, capacité effective non validée
Deuxième volet : un BIOS alternatif fait rapporter 48 Go sur la même classe de RTX 4090, alors que NVIDIA ne propose officiellement que 24 Go de GDDR6X sur ce modèle. Ce firmware viserait des PCB custom en dual-rank ; la carte testée conservait toutefois un agencement standard simple rang de 24 Go.

Malgré cela, le GPU s’initialise, sort une image et les outils de monitoring affichent 48 Go. Les auteurs précisent que l’initialisation ne validerait pas strictement la capacité totale à ce stade. Toute charge dépassant la mémoire physique de 24 Go risquerait l’instabilité ou un crash. Les précédentes vraies RTX 4090 à 48 Go impliquaient des ajouts de puces et des PCB modifiés, pas un simple BIOS. Le firmware en question pourrait provenir d’ateliers chinois spécialisés qui transforment des RTX 4090 gaming pour des usages IA.
Au-delà de l’intérêt technique, cette approche formalise une voie de sauvetage pour des RTX 4090 endommagées, avec un compromis clair entre capacité mémoire et récupération fonctionnelle. Côté marché, la prolifération de BIOS non officiels taillés pour des PCB hors spécifications illustre la porosité entre cartes gaming et usages IA, et rappelle que les limites matérielles ne se contournent pas par firmware dès que l’on sort du cadre physique des 24 Go.
Source : VideoCardz